1er Avril 2012, dimanche des Rameaux et de la Passion de Jésus

« Hosanna ! Béni sois celui qui vient au non de Seigneur ! Béni soit le royaume qui vient, de notre Père David ! Hosanna au plus haut des cieux ! »  Mc 11, 9s . Ps 118, 25s.
Chers frères et sœurs en Christ et en Église, en célébrant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, nous sommes invités à fêter par anticipation sa victoire sur la mort. En célébrant ces moments forts de notre foi Catholique, nous entrons dans cette espérance de notre Seigneur. En effet ce dimanche qui précède la fête de Pâques, appelé dimanche des « Rameaux » et de la « Passion », nous introduit dans ce grand moment de communion intense avec notre Seigneur.
Avec son entrée dans la ville Sainte, c’est l’heure de sa glorification qui s’annonce et surtout l’heure de sa donation par excellence. Et Jésus de dire « Père fais-toi connaître,    révèle toi tel que tu es,  révèle-toi comme le Père aimant depuis les origines. Oui nous t’acclamons « Fils de David » en jetant manteaux, branches et rameaux. Nos chants t’accompagnent dans la ferveur de notre foi. Nous sommes là, nous reconnaissons que c’est toi ce grain de blé de qui tombé en terre doit mourir afin de donner beaucoup de fruits. Nous sommes là, au bord de cette route assis comme cet aveugle du nom de « Bartimée », qui ayant recouvré la vue de toi s’associe au pèlerinage vers Jérusalem.
Avec son entrée dans la ville sainte, l’heure d’établir le règne de son Père n’était-il pas arrivée ? Jésus est conscient que son heure approche. Et c’est pourquoi le texte sacré affirme en ces termes « avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers son père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la            fin ». Pour Saint Jean c’est l’heure du «  Passage », c’est l’heure de l’amour « jusqu’à la fin ».
Oui nous somme cette foule qui crie qui chante avec courage. Nous sommes cette même foule qui quelques jours après criera fort  « Crucifiez-le, crucifiez-le ». Nous sommes encore aujourd’hui cette foule qui acclame et qui condamne. Tous, à différents niveaux, sous différents visages.  Entrons dans ce grand moment de communion avec Jésus qui vient nous rencontrer dans notre quotidien de chaque jour. Bonne début de semaine Sainte.
Père Paulin Serge Baïmey, Schp.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 11, 1-10
Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers. Jésus envoie deux de ses disciples :  « Allez au village qui est en face de vous. Dès l’entrée, vous y trouverez un petit âne attaché, que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ‘Que faites-vous là ?’ répondez : ‘Le Seigneur en a besoin : il vous le renverra aussitôt.’ » Ils partent, trouvent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amènent le petit âne à Jésus, le couvrent de leurs manteaux, et Jésus s’assoit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent sur le chemin leurs manteaux, d’autres, des feuillages coupés dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :  « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni le Règne qui vient, celui de notre père David. Hosanna au plus haut des cieux ! » quand ces jours-là seront passés, déclare le Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, déclare le Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

Lecture du livre d’Isaïe 50, 4-7
Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire. Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Psaume : 21, 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Mais tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2, 6-11

Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

Evangile : La Passion de Notre Seigneur Selon Saint Marc 14, 1-72; 15, 1-47

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