Dimanche 18 mars 2012 4ème dimanche de carême

« Dieu a tant aimé le monde… »
… qu’il a donné son fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » (Jn 3,16)
Trois semaines durant, nous avons parcouru notre désert du carême dans la méditation de la Parole de Dieu, dans le jeûne et les actes de charité. Il serait bien de nous rappeler les grandes paroles de l’enseignement de Jésus pour nous ajuster, en cette quatrième semaine de carême, au Dieu riche en miséricorde qui donne au monde son fils unique pour sauver tous les hommes.
Le premier dimanche de carême Jésus a lancé cet appel : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15) C’est un appel à prendre conscience du besoin d’effectuer un changement dans nos vies : rejeter Satan et mettre les choses de Dieu à la première place. Au deuxième dimanche, de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le » Avons-nous réellement écouté le Fils de Dieu ? Ou nous sommes-nous contentés seulement d’entendre sa parole sans ce cœur qui écoute vraiment ? C’est dans la prière que nous pouvons nous rapprocher de Jésus pour le connaitre et demeurer avec lui : « Il est heureux que nous soyons ici » (Mc, 9,5), disait Pierre.  Au troisième dimanche, Jésus déclarait : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » (Jn 2, 16) Rappelons-nous que cette maison c’est son Corps, c’est aussi notre cœur, le « temple de l’Esprit Saint » (1Co 3,16 ; 6,19) Notre cœur est-il une maison de trafic, où l’on ne prie Dieu que par intérêt ? Ou bien est-il ce « temple saint » où nous adorons Dieu « en Esprit et en vérité » (Jn 4,23-24).
Aujourd’hui, quatrième dimanche de carême, Saint Jean nous rappelle qu’il faut croire au Fils unique de Dieu pour avoir la vie éternelle, et tout homme est appelé à cette foi qui sauve. Il ne s’agit pas de croire pour plaire à Dieu et aux hommes, mais d’accepter, dans notre vie de tous les jours, que Jésus est le Fils de Dieu venu apporter non pas le jugement mais l’amour et la miséricorde de Dieu. Cette foi qui sauve, c’est aussi accueillir la lumière de Dieu qui luit au fond de notre cœur et accomplir les, dans la lumière, les œuvres qui soient reconnues comme les œuvres de Dieu.
P. Pierre Canisius BADJI, Sainte Marthe.

Lecture du 2°livre des Chroniques (2 Ch 36, 14-16.19-23)

Sous le règne de Sédécias, tous les chefs des prêtres et le peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les pratiques sacrilèges des nations païennes, et ils profanaient le temple de Jérusalem consacré par le Seigneur. Le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de sa Demeure et de son peuple. Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la colère grandissante du Seigneur contre son peuple. Les Babyloniens brûlèrent le temple de Dieu, abattirent les murailles de Jérusalem, incendièrent et détruisirent ses palais, avec tous leurs objets précieux. Nabuchodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses. Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés. Or, la première année de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume — et même consigner par écrit : « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir un temple à Jérusalem, en Judée. Tous ceux d’entre vous qui font partie de son peuple, que le Seigneur leur Dieu soit avec eux, et qu’ils montent à Jérusalem ! »

Psaume 136, 1-2, 3, 4-5, 6

Au bord des fleuves de Babylone
Nous étions assis et nous pleurions,
Nous souvenant de Sion ;
Aux saules des alentours
Nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
Nous demandèrent des chansons,
Et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
Quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous
Un chant du Seigneur
Sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
Que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue
S’attache à mon palais
Si je perds ton souvenir,
Si je n’élève Jérusalem,
Au sommet de ma joie.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens (2, 4-10)
Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce. C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n’y a pas à en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 14-21)

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu.

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