11 novembre, 32ème dimanche du Temps Ordinaire

UNE PAUVRE VEUVE COMME MODELE

Les six versets du texte de l’Évangile de ce dimanche sont extraordinaires. Le contraste entre les deux parties, bien définies, de notre texte est bien clair. « Méfiez-vous des scribes », le langage de Jésus est surprenant, dur, Il n’accepte pas la religiosité des scribes : leur vanité, leur désir de se montrer,  leur cupidité vis-à-vis des veuves, ils sont incapables de créer communauté, puisqu’ils se placent au-dessus des autres, ils ne sont pas des serviteurs.
Dans la deuxième partie, Jésus est assis en face de la salle du trésor. Il voit la veuve qui s’approche, deux piécettes… maltraitée par la vie, seule et sans rien, peut-être elle vie mendiant à côté du Temple, Jésus appelle les disciples, ils ne doivent pas oublier ce geste : « elle tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ». Les scribes profitent de la religion, la veuve donne pour les autres de son indigence et elle vit en confiance.
Nous ne connaissons pas le nom de la veuve, non plus son visage mais elle nous découvre le cœur de la religion : grande confiance en Dieu, générosité, amour solidaire. Jésus veut que tous ses disciples et aussi les responsables de son Église ressemblent à la veuve, non aux scribes. Dans notre Église sont nombreux les hommes et les femmes de foi simple et de cœur généreux ; c’est la grande richesse de notre Église. Sans doute ils n’écrivent pas de livres, ni font de grands sermons, mais ils gardent la lumière de l’Évangile parmi nous, ils sont nos maîtres.
Une dernière remarque sur l’Évangile, le moment de la Passion approche, le geste de la veuve, « elle a tout donné » annonce le don total de Jésus que nous revivons dans notre Eucharistie.
P. Jacques. Sainte Marthe

 

Lecture du premier livre des Rois 17, 10-16.

Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »
Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils.
Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par la bouche d’Élie.

 

Psaume 146(145), 5-6a.6c-7ab.8bc-9a.9b.10.
R/ Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai.

Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
Qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
Lui qui a fait le ciel et la terre
Il garde à jamais sa fidélité,

Il fait justice aux opprimés ;
Aux affamés, il donne le pain ;
Le Seigneur redresse les accablés,
Le Seigneur aime les justes.

Le Seigneur protège l’étranger.
Il soutient la veuve et l’orphelin,
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
Ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

 

Lecture de la lettre aux Hébreux 9, 24-28.

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu’une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c’est une fois pour toutes, au temps de l’accomplissement, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 38-44.

Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes. Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

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