DIMANCHE 14 JUIN 2015 11ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Le mois du juin est traditionnellement le mois du cœur sacré de Jésus. Celui-ci est fêté le vendredi après la fête du saint sacrement (soit vendredi dernier). Le Cœur de Jésus est la clef pour comprendre toute l’histoire humaine. Mystérieusement, Jésus a « absorbé » dans son cœur (dans son âme) tout ce que les hommes ont fait – en bien ou en mal – du début à la fin du monde : quand il vivait sur la terre, Jésus a souffert dans son cœur de nos péchés, mais il a été aussi réconforté par nos actes de charité. Les souffrances physiques de Jésus sur la croix n’ont été qu’un pâle reflet des souffrances de son cœur, car c’est dans son cœur que s’est joué la grande bataille entre la lumière et les ténèbres. Les ténèbres de tous les siècles y ont été absorbées et vaincues par un amour divin plus fort. Oui vraiment, le cœur de Jésus est le grand mystère de l’univers : c’est là que chacun de nous – ainsi que tout le cosmos – a été sauvé.
Le saint cœur de Marie est fêté le lendemain. Pourquoi cette proximité ? Parce que ces 2 cœurs sont parfaitement unis dans l’Amour. Cette union fait que le cœur de Marie devient comme le cœur de Jésus : transpercé par la faute des hommes, mais toujours pur, doux, humble, fort, courageux, pardonnant et aimant. Le cœur de Marie est le cœur du disciple par excellence : un cœur qui repose dans le cœur du Christ et qui s’y laisse transformer.
Ô Cœur sacré de Jésus, je mets toute ma confiance en Toi car je crains tout de ma faiblesse mais j’espère tout de ta bonté ! Je te prends donc, ô Cœur d’amour, pour le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède à mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l’heure de ma mort. Que ton Amour s’imprime si profondément en moi que jamais je ne puisse t’oublier ni être séparé de Toi !
Père Tanneguy VIELLARD

Lecture du livre du prophète Ézékiel (Ez17, 22-24)
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront. Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »
Psaume 91
R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce !

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d’annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits.

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (2Co5, 6-10)
Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur. Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc4, 26-34)
En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

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