DIMANCHE 7 JUIN 2015 FÊTE DU SAINT SACREMENT

Le Peuple de Dieu reste…
… et les prêtres passent. Quand je suis arrivé, le thème d’année des paroisses d’Aubervilliers était : « Seigneur, fortifie nos familles. » Je repars avec tant de souvenirs de ces familles, des jeunes et adultes, des situations, des croissances et des embellies, des galères aussi, … Au point que si je veux dire merci au terme de ces 7 ans, c’est pour ce que j’ai appris de vous de la force et de la vérité de l’Evangile. De l’amour qui libère. De tant de choses du Royaume que vous m’avez enseigné sans façon, avec vos cœurs et vos vies.
Je garderai bien des périodes dans mon cœur, c’est dur à expliquer, mais ce bien qui ne fait pas de bruit, ce quotidien à Auber, ce durable sans feu d’artifice, m’a évangélisé.
Et puis je n’oublierai jamais, bien-sûr, des choses fortes : l’inauguration de la plaque œcuménique dans l’église Notre-Dame des Vertus, ou nous avons décidé, catholiques et protestants, de rejeter les haines et méconnaissances du passé, pour marcher ensemble sur le chemin de l’unité.
Je n’oublierai pas non plus ce qui est né autour de la communauté chinoise du diocèse, qui s’est constituée, et qui se réunit régulièrement, à Ste Marthe ou dans nos paroisses.
Je n’oublierai pas la pertinence des mouvements de la Mission Ouvrière : vous me l’avez faite découvrir. Il me semble si riche, si bénéfique, si urgent que tous connaissent l’Action Catholique des Enfants, où ils apprennent, en jouant ensemble, à être acteurs chrétiens de leur vie, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, où les apprentis, étudiants ou jeunes travailleurs relèvent ensemble le défi de l’espérance en luttant pour leurs droits sur le « marché » de l’emploi où on essaie de leur dire que travailler est un privilège ; l’Action Catholique Ouvrière enfin, où l’on se soutient en partageant sur sa vie au travail avec l’Evangile comme guide.
Venez m’en parler pour en savoir plus : je ne pars que le 20 juillet !
L’année qui vient, le pape François nous appelle à célébrer une année sainte de la Miséricorde, pour l’invoquer, pour la pratiquer. Spirituellement quant aux offenses commises ou subies, matériellement aussi, pour que la dette ne soit plus entre les hommes qu’une affaire d’amour à ne pas cesser (Rm 13, 8 « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. »)…
Vous voulez faire plaisir à un prêtre qui part ? Ne le retenez pas. Dites-lui comme demandait le père Jean-Marc en 2010 : « envoyez-moi en mission ! »
Père Frédéric, Aubervilliers

Lecture du livre de l’Exode (Ex24, 3-8)
En ces jours-là, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. » Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur. Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël d’offrir des holocaustes, et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il aspergea l’autel avec le reste du sang. Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. » Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. »

Psaume 115
R/J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Lecture de la lettre aux Hébreux (He9, 11-15)
Frères, le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création, il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive. S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair, le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc14, 12-16.22-26)
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la sale où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

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