DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2015 25ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« Migrants et réfugiés nous interpellent. La réponse de l’Evangile : miséricorde et vérité ».

La question migratoire est plus que d’actualité. Beaucoup attendent de l’Europe des actes concrets en faveur de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’Irak. L’Evangile nous presse d’accueillir l’étranger. Mais, on peut vite se sentir dépasser par leurs besoins immenses.

Le Pape François a lancé un appel à la charité à l’issue de la prière de l’Angelus le dimanche 6 septembre : « Face à la tragédie de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient la mort, liée à la guerre et à la faim, et sont en chemin vers une espérance de vie, l’Évangile nous appelle à être proche des plus petits et des personnes abandonnées. À leur donner une espérance concrète. Nous ne pouvons pas seulement dire « courage, patience !… » L’espérance est combative, avec la ténacité de celui qui avance vers un but sûr ».

Notre espérance, c’est aussi que les jeunes puissent rester dans leur pays pour le rebâtir plutôt qu’ils ne soient coupés de leur culture et de leurs racines. La charité nous presse aussi, en étant honnête, à ce que les familles puissent rester dans leur pays. Le patriarche le Patriarche melkite gréco-catholique Gregorios III, résidant à Damas, s’écriait ainsi aux jeunes de Syrie : « Malgré toutes vos souffrances, restez ! Soyez patients ! N’émigrez pas ! Restez pour l’Église, pour votre patrie, pour la Syrie et son avenir ! Restez ! RESTEZ ! ».

Voici quelques propositions des gestes concrets de miséricorde que nous pouvons poser :
– Pour les réfugiés qui sont à nos portes, notre évêque rappelait lors du pèlerinage à Notre-Dame des Anges, qu’il était possible d’aider le Secours Catholique en apportant des compétences au niveau administratif pour régulariser leur situation.
– Pour éviter le déracinement, soutenir les associations (comme l’Aide à l’Eglise en Détresse) qui aident des milliers de familles restées en Syrie à recevoir de la nourriture, des médicaments, une aide au logement ainsi que du chauffage et de l’électricité.

En tout cas, nous devons prier pour que se dégage une solution politique au niveau international et que cesse cette tragédie humaine.
Père Thomas de Boisgelin

Lecture du livre de la Sagesse (Sg2, 12.17-20)
Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :  « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »

Psaume (53)
R/ Seigneur, à mon aide, mon secours et mon sauveur.

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Des étrangers se sont levés contre moi,
des puissants cherchent ma perte :
ils n’ont pas souci de Dieu.

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !

Lecture de la lettre de saint Jacques (Jc3,16 – 4,3)
Bien-aimés, la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc9, 30-37)
En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

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