Adoration du 6 novembre 2015

Prions  avec  Mère  Teresa

I –  JÉSUS  NE  CESSE  DE  NOUS  RÉPÉTER : « J’AI  SOIF  DE  TOI »

Jean 19, 28-37    Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

C’est au cours d’un voyage en train que Mère Teresa, alors religieuse dans une communauté en Inde, entendit un appel du Christ. Il lui demandait de quitter le confort de son couvent pour se donner entièrement aux pauvres, en vivant avec eux dans les bidonvilles. Elle  ressentit profondément, en cet instant, la soif d’amour du Christ.  Toute sa vie, elle chercha à étancher cette soif si ardente de son Bien-Aimé. Elle composa ce texte qui exprime les désirs du cœur de Jésus pour chacun d’entre nous :
« (…) Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi. Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi ! (…)  Peu importent tes errements. Peu importe combien tu m’as oublié. Peu importent toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie. II n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es. Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour, parce que c’est de croire en mon amour qui va te changer. Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.
Tu penses que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif ! Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi – de ton amour. »
Seigneur,  donne-nous  de  croire  à  ton  amour  inconditionnel, si  fort, si  ardent  et  aide-nous  à  y  répondre comme  Tu  le  désires.

Prière      de Mère Teresa
Doux Jésus, aide-nous à répandre Ton odeur où que nous allions.
Inonde nos âmes de Ton esprit et de Ta vie.
Transperce toute notre existence et fais-la Tienne complètement.
Que toute notre vie ne soit plus qu’un reflet de Ta lumière,
et sois en nous de manière à ce que chaque âme que nous rencontrons
puisse sentir Ta présence dans notre âme.
Fais-leur lever les yeux pour ne plus voir en nous, mais seulement Toi !         Ainsi soit-il.
II –  MERE TERESA  DANS SON AMOUR POUR LES PAUVRES  SERVAIT LE CHRIST

Is 58,6-11
Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Dans  son  appel,  le  Christ  demandait  à  Mère Teresa de vivre  au milieu  des pauvres  afin  qu’à travers elle, Il    puisse   approcher   tous  ces  êtres  privés  de  Sa  présence.  « Sois  ma  Lumière » lui  avait-Il  demandé  pour  pénétrer  dans  les  sombres  demeures  des  plus  pauvres.  Elle  désirait  se  consacrer  entièrement à eux  afin qu’en  s’unissant  à  leur  souffrance,  elle  puisse  leur  redonner  leur  dignité d’enfants de Dieu , aimés  du  Seigneur.
Mère Teresa  voyait  la  présence  vivante  du  Christ  dans  chaque  être  humain, surtout  dans  celui  qui  subissait  le  rejet  le  plus  grand  ou  la  solitude  la  plus  profonde. « Dans le pauvre, nous touchons réellement le corps du Christ. Dans le pauvre, c’est le Christ affamé que nous nourrissons; c’est le Christ nu que nous habillons; c’est le Christ sans demeure que nous abritons. (…)Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, énormément. Et la souffrance matérielle, c’est souffrir de faim, souffrir d’être sans abri, souffrir de toutes sortes de maladies, mais je persiste à croire que la plus grande souffrance, c’est d’être seul, de se sentir mal-aimé, de n’avoir simplement personne.» disait-elle.
Comme  le  Christ,  elle  était  attirée  par  les pauvres  et s’émerveillait de ce qu’ils lui apportaient.  Elle  répétait : « Les pauvres sont le cadeau de Dieu; ils sont notre amour. Le Christ ne demandera pas la quantité de travail que nous aurons accomplie mais combien d’amour nous y avons mis.»
Seigneur, ouvre  nos  yeux  pour  que  nous  percevions  les  souffrances et  les  blessures  de  ceux  qui  nous  entourent. Donne-nous  la  délicatesse  du  cœur  afin  que nous  trouvions  les  mots,  les  gestes  qui  réconfortent.

Prière   de Mère Teresa
Seigneur, ouvre nos yeux,
Que nous te reconnaissions dans nos frères et sœurs.
Seigneur, ouvre nos oreilles,
Que nous entendions les appels de ceux qui ont faim,
De ceux qui ont froid, de ceux qui ont peur et que l’on opprime ;
ô Seigneur, ouvre nos cœurs,
Que nous nous aimions les uns les autres comme tu nous aimes.
Renouvelle en nous ton Esprit, Seigneur, rends-nous libres et unis.

Amen

III –  SERVEZ  DANS  LA  JOIE,  DEMANDAIT MERE TERESA,   CAR  « LA  JOIE  EST  AMOUR »
Jean 15, 9-16
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.

Mère  Teresa  aimait  la  joie  et  voulait  que  ses  sœurs  soient  joyeuses  car  alors, disait-elle , elles  sont  de  meilleures  messagères  de  l’amour  de  Dieu : « La  joie  est  un  filet  d’amour  avec  lequel  vous  pouvez  pêcher  des  âmes ».
« – Je  vous  ai  dit  cela  pour  que  ma  joie  soit  en  vous, et  que  votre  joie  soit  parfaite  – nous  parlons ici de la joie qui découle de l’union  à  Dieu,  du  fait  de  vivre  en  sa  présence, parce  que  vivre  en  sa présence  nous  remplit  de  joie. Quand  je  parle  de  joie, je  ne  me  réfère  pas  à  des  rires  bruyants  ni  à  du  vacarme. L’authentique  bonheur  ne  consiste  pas  en  cela. Parfois,  ces  attitudes  peuvent      même  cacher  autre  chose. Quand  je  parle  de  bonheur, je  me  réfère  à  une  paix  intime  et  profonde qui  se  reflète  dans  les  yeux, dans  les  gestes  au  foyer  avec  ma  famille, avec  mes  voisins  de   quartier, avec  ceux  qui  vivent  dans  l’appartement  d’en  face. Cet amour devrait atteindre tout le monde. »
Pour  elle,  cette  joie, qui  est  don  de  l’Esprit  Saint  aux  cœurs  qui  aiment,  devait  se communiquer . « Soyez  bons  et  miséricordieux. Que  personne  ne  vienne  à  vous  sans  repartir  meilleur  et  plus  joyeux. Soyez  la  vivante  expression  de  la  bonté  de  Dieu. Bonté sur  votre  visage, bonté  dans  vos  yeux, bonté  dans  votre  sourire, bonté  dans  votre  accueil  plein  de  chaleur. »
Tout  accepter  avec  joie,  évènements  heureux  ou  malheureux,  était  pour  elle  un  chemin  vers  la  sainteté : « Ceux  qui  ont  le  don  de  la  joie  parviennent  souvent  au  sommet  de  la  perfection ».
Seigneur,  donne-nous  le  don  la  joie  afin  que  nous  soyons  des vrais  témoins  de  ta Joie  et  de  ton Amour.

Prière :      de Mère Teresa
Ô Jésus qui souffre,
fais en sorte qu’aujourd’hui et au fil des jours
je sache Te voir dans la personne des malades
et que, en leur offrant mon aide, ce soit Toi que je serve.
Fais en sorte que,
même caché sous le travesti peu attirant du délire ou de la folie,
je puisse Te reconnaître.
Donne-moi, Seigneur, cette vision de foi,
et je trouverai la joie
en répondant aux moindres désirs de tous les pauvres qui souffrent.
Ô Dieu, puisque Tu es Jésus en train de souffrir,
ne regarde que mes intentions
qui sont de T’aimer et Te servir dans la personne de chacun de Tes fils souffrants.       Ainsi soit-il.
IV –  MÉRE  TERESA  A  CONNU  L’ÉPREUVE  DE  LA  FOI
Marc 15, 33-39
Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
Ce  fut  une  surprise  pour  tout  le  monde  d’apprendre,  par  ses  écrits  intimes,  que  Mère  Teresa,  si  souriante, si  rayonnante,   avait  connu l’épreuve  terrible  des  ténèbres  dans  la  foi.  Elle  qui,  au  moment  de  l’appel  du  Christ,  avait  goûté à  une  union  si  sensible  avec  Lui ,  s’est  trouvée  plongée  dans  le  silence  de  Dieu.  « Le  Seigneur  a  pensé  qu’il  était  mieux  pour  moi  d’être  dans le tunnel – alors il est reparti – me laissant seule. »
Elle  sentait  dans  son  cœur  la  peine  terrible  de  la  perte  de  Dieu, d’un  Dieu  qui  ne  voulait  plus  d’elle  et  qui  la  rejetait.  « La  situation  physique  de  mes  pauvres,  abandonnés  dans  les  rues, indésirables,  mal  aimés,  délaissés  – est  l’image  fidèle  de  ma  propre  vie  spirituelle  et  de  mon amour pour Jésus ». Par  cette  « traversée  de  la  nuit »,  elle  s’est  trouvée  complètement  identifiée  aux  pauvres  qu’elle  servait.  Elle  était  tellement  unie  à  Jésus,  tellement  amoureuse  de  Lui,  qu’elle  a  connu  et  ressenti  la  même  angoisse  que  Celui  qui  a  crié « Père, pourquoi  m’as-tu  abandonné ? ».
Malgré  l’intensité  de  sa  souffrance  et  l’aridité  de  sa  prière,  elle  se  laissait  conduire  par  une  foi  aveugle  et  pure. « Le  chagrin,  la  souffrance  sont  tout  simplement  un  baiser  de  Jésus,  un  signe     que  vous  êtes  arrivée  si  près  de Jésus qu’il peut  vous embrasser. Je crois que c’est la plus belle définition  de  la  souffrance.  Soyons  donc  heureux  lorsque  Jésus  s’abaisse  pour  nous  embrasser. »
Seigneur,  nous  te  prions  pour  tous  ceux  qui  ne  ressentent  pas  ta  présence  afin  qu’ils  ne  renoncent  pas  à  croire  en  Toi  et  à  te  suivre.

Chant
Dans l’angoisse et les périls, le doute,
quand la nuit du désespoir te recouvre,
Si devant la gravité de tes fautes
La pensée du jugement te tourmente :

Regarde l’étoile, invoque Marie,
si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie,
elle te conduit sur le chemin !

Prière de  Mère Teresa
Cher Jésus,
je crois que Tu es le Fils de Dieu et mon Sauveur.
J’ai besoin de ton amour
pour me laver de mes fautes et de mes mauvaises actions.
J’ai besoin de ta lumière pour écarter la noirceur
J’ai besoin de ta paix pour remplir et satisfaire mon cœur.
Je t’ouvre maintenant la porte de mon cœur
et te demande de bien vouloir entrer dans ma vie
et me donner la vie éternelle.
Amen.

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