DIMANCHE 10 AVRIL 2016 3ème DIMANCHE DE PÂQUE

Mariage et célibat
A l’heure où vous lirez cet édito, la fameuse exhortation sur la famille Amoris laetitia aura enfin été publiée… alors, en attendant, comme Jésus a fait lorsqu’on lui parlait du mariage, eh bien je vous parlerai du célibat, subi ou choisi!  En effet, en Matthieu 19, 12, Jésus répond aux questions sur le mariage et le divorce, en terminant par un enseignement sur le célibat : « il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
– le point commun entre mariage et célibat choisi, c’est l’engagement, c’est le don total et sans retour de sa vie pour veiller sur autrui. C’est être prêt à tout perdre. C’est tout perdre, pour gagner l’unique nécessaire : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13).
– Le célibat consacré est un signe que, dans la vie, il n’y a pas que le mariage et les enfants comme bonheur : si un célibataire consacré est heureux, c’est la preuve que l’Amour de Dieu suffit. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui n’arrivent pas à se marier ou à avoir d’enfants. Le même Amour de Dieu leur est offert.
– Dans la vie, Dieu seul suffit. Quand on a compris cela, « se marier ou pas » devient une question secondaire, et c’est alors le signe qu’on est prêt à se marier, sans illusions… pour servir, et non pas tant pour recevoir. Et tous, mariés ou célibataires, nous pouvons nous engager sans peur, car nous avons tous la même sécurité de l’Amour indéfectible du Christ pour chacun de nous.
– Le célibat consacré est une grâce donnée par Dieu dans la foi, sans quoi notre nature humaine trop blessée n’y arriverait pas. Le Christ, Lui, est puissant.
– Le célibat choisi ou assumé est une prophétie du Ciel. L’intimité privilégiée du coeur qu’on aurait pu donner à un conjoint et à des enfants se retrouve donnée à tout être humain. Je vis une fidélité corporelle non pour un conjoint mais pour la multitude des frères et soeurs en humanité : la chasteté n’est pas un enfermement dans la solitude, mais au contraire un choix posé pour être ouvert davantage à tous. Je commence à vivre déjà ce qu’on vivra au Ciel (Matthieu 22, 30)
P. Tanneguy VIELLARD

Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 5, 27b-32.40b-41)
En ces jours-là, les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême. Le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Après avoir fait fouetter les Apôtres, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

Psaume  (29)
R/ Je t’exalte, Seigneur, tu m’a relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 5, 11-14)
Moi, Jean, j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. »  Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 21, 1-14)
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.  Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non.» Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

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