Un paroissien nous raconte le pèlerinage de Notre-Dame des Vertus

PÈLERINAGE DIOCÉSAIN DE NOTRE-DAME DES VERTUS

Dimanche 1er mai 2016
Le pardon mutuel, carte de visite du chrétien. En marche avec Joseph le Patriarche.

L’HISTOIRE DE JOSEPH (Genèse, chapitres 37 à 50).

Avant de nous laisser guider par l’histoire du patriarche Joseph, nous vous invitons à prendre le temps cette semaine de lire ce récit du début à la fin.

L’histoire de Joseph est extraordinaire et mérite une attention particulière :
d’abord parce que ce récit est plein de rebondissements ;
ensuite parce que Joseph est un patriarche important dont l’histoire vient clore le livre de la Genèse ;
ensuite parce que Joseph est une figure du Christ Serviteur qui accepte de suivre la volonté de Dieu – avec toutes les épreuves qui peuvent en découler – pour le salut de sa famille ;
enfin parce que Joseph nous offre un magnifique exemple de pardon : il nous enseigne et nous stimule.

Alors mettons-nous à l’école de saint Joseph, le patriarche. Sachons accueillir les leçons de sagesse qu’il nous donne à travers ces récits enthousiasmants du premier livre de la Bible.

1) Le grand thème de l’histoire du patriarche Joseph : la reconnaissance (Gn 37, 31-35)
Les frères de Joseph prirent alors sa tunique, égorgèrent un bouc et trempèrent la tunique dans le sang. Puis ils firent porter à leur père la tunique de grand prix, avec ce message : « Nous avons trouvé ceci. Regarde bien : est-ce ou n’est-ce pas la tunique de ton fils ? » Il la reconnut et s’écria : « La tunique de mon fils ! Une bête féroce a dévoré Joseph ! Il a été mis en pièces ! » Jacob déchira ses vêtements, mit un sac sur ses reins et porta le deuil de son fils pendant de longs jours. Ses fils et ses filles se mirent tous à le consoler, mais il refusait les consolations, en disant : « C’est en deuil que je descendrai vers mon fils, au séjour des morts. » Et son père le pleura.

Joseph est le fils préféré de Jacob. Ses frères sont jaloux de cette préférence vis-à-vis du « petit dernier » et quand l’occasion se présente, ils se débarrassent de lui en le vendant à une caravane de nomades, non sans l’avoir préalablement jeté dans une citerne vide. Comment vont-ils pouvoir dissimuler ce méfait à leur père ? Ils choisissent de lui faire croire qu’il a été dévoré par une bête… La tension du récit est forte : Jacob va-t-il reconnaître la tunique de son fils bien-aimé ? Jacob va-t-il reconnaître la ruse de ses fils ou au contraire se laisser abuser ?

Cette dynamique de la reconnaissance va parcourir tout le récit de l’histoire de Joseph : reconnaissance (ou pas…) de Joseph par ses frères alors qu’il est devenu le numéro 2 du royaume d’Égypte ; reconnaissance (ou pas…) par les fils aînés de Jacob de leur faute contre Joseph ; reconnaissance (ou pas…) de l’œuvre de Dieu dans cette histoire incroyable aux rebondissements nombreux ;… Le grand pardon que Joseph va donner à ses frères s’inscrit justement dans le cadre de ce thème de la reconnaissance. Nous le verrons un peu plus tard… Cette dynamique de la reconnaissance, c’est aussi celle des évangiles : en parlant de Jésus, « il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1, 10-11).

Demandons à Dieu, par Marie, de ne jamais cesser de grandir dans notre reconnaissance de Jésus comme notre Sauveur. Demandons-Lui également de reconnaître dans tous les hommes que nous croisons des frères en humanité, même quand ils nous ont fait du mal.

2) Le pardon mutuel est toujours surnaturel (Gn 39, 20-23)
(…) Joseph était en prison, mais le Seigneur était avec lui ; il lui accorda sa faveur et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la prison. Le chef de la prison remit entre les mains de Joseph tous les prisonniers : tout ce qui se faisait, c’est Joseph qui le faisait faire. Le chef de la prison ne s’occupait en rien de ce qui était confié à Joseph car le Seigneur était avec lui, et ce qu’il entreprenait, le Seigneur le faisait réussir.

Contrairement au cycle d’Abraham où Dieu est très présent, dans l’histoire de Joseph, Il se fait plutôt discret. Pourtant, alors-même que Joseph va d’épreuve en épreuve, malgré sa discrétion, Dieu n’oublie pas son enfant et Il « transforme en or » tout ce que Joseph entreprend. Après avoir été vendu comme esclave en Égypte, Joseph est accusé injustement d’avoir voulu violenter la femme de son maître et il se retrouve en prison. Même là, Dieu lui donne de réussir dans ses différentes entreprises. Finalement, cette proximité avec Dieu lui permettra de sortir de prison et de devenir le « bras droit » de Pharaon.

Cette caractéristique de l’histoire de Joseph nous rappelle que Dieu s’intéresse à nous et qu’Il n’hésite pas à intervenir, par sa grâce, dans toutes les dimensions de notre vie, mêmes les plus ordinaires. C’est très important pour envisager la vie sereinement, notamment dans les difficultés : nous ne sommes pas seuls.

De plus, nous comprenons ainsi, par avance, que le pardon incroyable de Joseph vis-à-vis de ses frères sera porté par cette grâce de Dieu qui l’accompagne sans cesse. Cette dimension surnaturelle du pardon ne doit pas être oubliée : si Jésus nous invite à pardonner « soixante-dix fois sept fois » (Mt18, 22), c’est-à-dire de manière infinie, Il ne nous laisse pas seul dans cette œuvre. Il nous accompagne de sa grâce.

Demandons à Dieu, par Marie, de croire à l’œuvre de la grâce et ainsi, de ne jamais désespérer de notre capacité à pardonner. Prions tout particulièrement pour les pardons difficiles à donner et à recevoir, qui souvent divisent nos familles, nos groupes d’amis, nos voisinages ou encore nos communautés chrétiennes.

3) 1ère étape du pardon : accepter de ne pas se venger (Gn 42, 5-8)
Les fils d’Israël, c’est-à-dire de Jacob, parmi beaucoup d’autres gens, vinrent donc pour acheter du blé, car la famine sévissait au pays de Canaan. C’était Joseph qui organisait la vente du blé pour tout le peuple du pays, car il avait pleins pouvoirs dans le pays. En arrivant, les frères de Joseph se prosternèrent devant lui, face contre terre. Dès qu’il les vit, il les reconnut, mais il se comporta comme un étranger à leur égard et il leur parla avec dureté. Il leur dit : « D’où venez-vous ? » Ils répondirent : « Du pays de Canaan, pour acheter du blé en nourriture. » Joseph avait reconnu ses frères, mais eux ne l’avaient pas reconnu.

Grâce à la sagesse de Joseph, maintenant le « bras droit » de Pharaon, l’Égypte est le seul pays de la région qui peut faire face à une longue famine. Ils ont stockés tellement de blé qu’ils peuvent même en vendre à leurs voisins. C’est comme cela que dix des fils de Jacob, ceux-là mêmes qui avaient jeté leur frère dans la citerne vide, se retrouvent devant lui et ils ne le reconnaissent pas. Par contre Joseph, lui, les reconnaît. Il sait toutes les épreuves qu’il a subies à cause d’eux. Son premier mouvement est de refuser toute vengeance. Il ne les renvoie pas bredouille, il ne les fait pas exécuter,… Il les enverra trois jours en prison mais nous verrons que son but n’est pas la vengeance, bien au contraire !

Une des étapes fondamentales du pardon est certainement, pour celui qui a subi le mal, de ne pas se renfermer sur lui et sur l’offense. C’est tellement facile de répondre au mal par le mal. Le mot même de vengeance doit être banni du vocabulaire chrétien.

Demandons à Dieu, par Marie, de ne jamais nous laisser guider par la vengeance. Rendons grâce à Dieu également pour tous ceux qui nous stimulent dans cette voie, les plus connus comme les anonymes…

4) 2ème étape du pardon : reconnaître le mal qui a été fait (Gn 42, 17-22)
Joseph retint ses frères au poste de garde pendant trois jours. Le troisième jour, il leur dit : « Faites ce que je vais vous dire, et vous resterez en vie, car je crains Dieu. Si vous êtes de bonne foi, que l’un d’entre vous reste prisonnier au poste de garde. Vous autres, partez en emportant ce qu’il faut de blé pour éviter la famine à votre clan. Puis vous m’amènerez votre plus jeune frère : ainsi vos paroles seront vérifiées, et vous ne serez pas mis à mort. » Ils acceptèrent, et ils se disaient l’un à l’autre : « Hélas ! nous sommes coupables envers Joseph notre frère : nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l’avons pas écouté. C’est pourquoi nous sommes maintenant dans une telle détresse. » Roubène, alors, prit la parole : « Je vous l’avais bien dit : “Ne commettez pas ce crime contre notre jeune frère !” Mais vous ne m’avez pas écouté, et maintenant il faut répondre de son sang. »

Joseph réalise un « coup de génie ». Ayant reconnu ses frères, il les soumet à une épreuve. Ils vont passer trois jours au cachot, comme Jonas dans le ventre de la baleine. Surtout, ils vont faire une expérience proche de celle que Joseph a lui-même vécu dans la citerne. À au moins une exception près : si ses frères l’ont jeté dans la citerne par jalousie, Joseph les fait jeter en prison avec une stratégie très claire et libératrice. Une fois les frères sortis de leur cachot, nous sommes témoins du fruit de cette expérience : ils reconnaissent le mal fait à Joseph des années auparavant. Quelle différence avec ce moment inouï où, alors qu’ils viennent de se débarrasser de leur frère, ils restent sur le lieu de leur méfait pour manger sans aucun regret de leur crime.

Cette reconnaissance du mal est indispensable dans la démarche du pardon. Comment pouvons-nous pardonner à notre offenseur lorsqu’il n’est pas conscient du mal qu’il nous a fait ? Alors même que ce mal continue de le ronger intérieurement, mais il n’en est pas conscient. En tout cas, pas tout de suite…

Demandons à Dieu, par Marie, qu’Il nous aide à prendre davantage conscience du mal que nous faisons. Prions aussi pour l’Église afin qu’elle œuvre inlassablement à former les consciences pour que tout homme de bonne volonté sache reconnaître le mal et l’éviter.

5) La subtilité du pardon (Gn 44, 30- 34)
Alors Juda s’approcha de Joseph et lui dit : « De grâce, mon seigneur, permets que ton serviteur t’adresse une parole sans que la colère de mon seigneur s’enflamme contre ton serviteur, car tu es aussi grand que Pharaon ! (…) Maintenant, si je retourne, sans le garçon, chez mon père, ton serviteur, ils sont tellement attachés l’un à l’autre que mon père mourra quand il s’apercevra de son absence ; et c’est dans la douleur que tes serviteurs auront fait descendre les cheveux blancs de leur père au séjour des morts. Or, ton serviteur s’est porté garant du garçon auprès de son père, en disant : “Si je ne le ramène pas auprès de toi, j’aurai commis une faute envers toi, mon père, pour toujours !” Maintenant donc, que ton serviteur reste à la place du garçon comme esclave de mon seigneur et que le garçon retourne avec ses frères ! Comment retournerai-je vers mon père sans que le garçon soit avec moi ? Je ne veux pas voir le malheur atteindre mon père ! »

Deuxième « coup de génie de Joseph » : alors qu’il a accepté de ne pas se venger, qu’il a aidé ses frères à reconnaître leur péché vis-à-vis de lui, il pourrait leur pardonner tout de  suite. Mais il préfère attendre pour que ce pardon soit encore plus fort : attendre que les fils de Jacob posent un geste de frère.

En effet, Joseph monte un nouveau stratagème pour bloquer en Égypte Benjamin, le dernier fils de son père Jacob, auquel ce dernier est très attaché, tout autant qu’il l’était à Joseph par le passé. Les frères refusent de faire revivre une deuxième fois à leur père un tel supplice et Juda demande de prendre la place de Benjamin. Jacob n’aura pas à perdre un second jeune fils. Juda est prêt à offrir sa vie par fidélité à son père. A travers cet épisode, nous comprenons toute la subtilité de Joseph. Il sait que son pardon aura d’autant plus d’effet que ses frères se seront déjà rapprochés les uns des autres à travers ce beau geste de Juda.

Nous aussi nous devons nous demander si le moment est bien choisi pour offrir notre pardon, d’autant plus si l’autre ne nous demande rien. Demandons-nous comment faire pour que cette réconciliation puisse porter un maximum de fruits. A travers ce pardon donné, nous cherchons le meilleur pour notre frère pardonné…

Demandons à Dieu, par Marie, de savoir toujours trouver le meilleur moment pour donner notre pardon. Que notre souci ne soit pas tant d’être libéré que d’élever celui qui nous a blessé. Rendons grâce à Dieu pour tous ceux qui ont reçu un pardon qui les ont transformés.

6) 3ème étape du pardon : vouloir « casser » le mal qui m’a été fait (Gn 45, 1-8)
Joseph ne put se contenir devant tous les gens de sa suite, et il s’écria : « Faites sortir tout le monde. » Quand il n’y eut plus personne auprès de lui, il se fit reconnaître de ses frères. Il pleura si fort que les Égyptiens l’entendirent, et même la maison de Pharaon. Il dit à ses frères : « Je suis Joseph ! Est-ce que mon père vit encore ? » Mais ses frères étaient incapables de lui répondre, tant ils étaient bouleversés de se trouver en face de lui. Alors Joseph dit à ses frères : « Approchez-vous de moi ». Ils s’approchèrent, et il leur dit : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour qu’il soit emmené en Égypte. Mais maintenant ne vous affligez pas, et ne soyez pas tourmentés de m’avoir vendu, car c’est pour vous conserver la vie que Dieu m’a envoyé ici avant vous. Voici déjà deux ans que la famine sévit dans le pays, et cinq années passeront encore sans labour ni moisson. Dieu m’a envoyé ici avant vous, afin de vous assurer un reste dans le pays et ainsi vous maintenir en vie en prévision d’une grande délivrance. Non, ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, mais Dieu. C’est lui qui m’a élevé au rang de Père de Pharaon, maître de toute sa maison, gouverneur de tout le pays d’Égypte ».

Joseph se dévoile. Se faisant, il pleure. Ses larmes sont certainement des larmes de joie, mais elles expriment tout autant la compassion du frère abusé vis-à-vis des fils de Jacob. D’ailleurs, il les invite à se rapprocher, à briser cette distance qui existait avec lui et il leur expose tout de suite sa compréhension de ces événements. Cette explication sonne aux oreilles des fils de Jacob comme un formidable pardon. C’est d’abord Dieu qui a permis l’exil de Joseph et ce dénouement heureux.

On voit bien que le pardon a « cassé » le mal commis. C’est vraiment la meilleure définition du pardon. Le cycle du mal a été brisé. Au contraire, le bien reprend le dessus. Les fruits de ce pardon sont nombreux : la fratrie est reconstituée, plus unie que précédemment ; Joseph a fait l’expérience de l’incroyable Providence de Dieu ; il a maintenant un statut enviable ; Juda s’est sublimé et a assumé son rôle d’aîné ; la tribu de Jacob va pouvoir être sauvée de l’épreuve de la famine.

Demandons à Dieu par Marie d’être bien conscient des enjeux du pardon. Qu’Il nous donne de savoir dépasser notre souffrance pour chercher le salut de tous les hommes, même de ceux qui nous ont fait du mal. Rendons grâce à Dieu pour son incroyable œuvre de Salut à laquelle Il nous invite à participer.

7) 4ème étape du pardon : la célébration (Gn 45, 14-20)
Il se jeta au cou de son frère Benjamin et pleura, et Benjamin pleura dans ses bras. Il embrassa tous ses frères, en les couvrant de larmes. Puis tous ses frères se mirent à converser avec lui. La rumeur se répandit dans la maison de Pharaon. On disait : « Les frères de Joseph sont arrivés ! » Pharaon et ses serviteurs virent cela d’un bon œil. Pharaon dit à Joseph : « Dis à tes frères : “Faites ceci : chargez vos bêtes et partez ; rentrez au pays de Canaan ! Puis, prenez votre père et vos familles, et revenez chez moi pour que je vous offre ce qu’il y a de mieux au pays d’Égypte et que vous mangiez les meilleurs produits du pays. Quant à toi, transmets-leur cet ordre : Faites ceci : au pays d’Égypte, procurez-vous des chariots pour vos jeunes enfants et vos femmes ; amenez votre père et revenez ! Ne jetez pas un regard désolé sur vos affaires, car ce qu’il y a de mieux dans tout le pays d’Égypte vous appartiendra.” »

Le temps de la surprise, puis celui des explications est passé. Il s’agit maintenant de célébrer le pardon offert et reçu. Cela se passe à travers des accolades et des embrassades. Il n’est pas audacieux non plus d’imaginer qu’ils se sont tous retrouvés autour d’un bon repas dans une atmosphère festive…

C’est la dernière étape du pardon. Accepter de ne pas se venger ;  reconnaître le mal subi et le mal fait ; « casser » le mal qui a été fait et enfin célébrer le pardon partagé. Cette célébration doit correspondre aux personnes concernées par ce pardon. Cela peut être des gestes tendres, des cadeaux échangés, un repas de fête, la célébration d’une messe d’action de grâce,… Cette célébration est importante car elle marque de manière indélébile, par un geste concret, que le pardon est au cœur de nos amitiés.

Demandons à Dieu par Marie de prendre le temps de célébrer nos pardons partagés. Que la fête aide à construire nos communautés, nos familles,…

8) Méfions-nous des « faux pardons » (Gn 50, 14-21)
Après avoir enterré son père, Joseph retourna en Égypte avec ses frères et tous ceux qui étaient montés avec lui pour enterrer son père. Voyant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent : « Si jamais Joseph nous prenait en haine, s’il allait nous rendre tout le mal que nous lui avons fait… » Ils firent dire à Joseph : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette volonté : “Vous demanderez ceci à Joseph : De grâce, pardonne à tes frères leur crime et leur péché. Oui, ils t’ont fait du mal, mais toi, maintenant, pardonne donc le crime des serviteurs du Dieu de ton père !” » En entendant ce message, Joseph pleura. Puis ses frères vinrent eux-mêmes se jeter à ses pieds et lui dire : « Voici que nous sommes tes esclaves. » Mais Joseph leur répondit : « Soyez sans crainte ! Vais-je prendre la place de Dieu ? Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu a voulu le changer en bien, afin d’accomplir ce qui se réalise aujourd’hui : préserver la vie d’un peuple nombreux. Soyez donc sans crainte : moi, je prendrai soin de vous et de vos jeunes enfants. » Il les réconforta par des paroles qui leur allaient au cœur.

A la mort de leur père, les frères de Joseph doutent du pardon reçu il y a quelques années. Est-ce qu’il s’agissait d’un véritable pardon ? Ou alors Joseph cherchait-il juste à ménager leur père Jacob ? Ce dernier mort, n’ont-ils pas tout à craindre de leur bienfaiteur ? Joseph se dépêche de les rassurer. Son pardon est sincère.

Il nous faut prendre au sérieux le pardon. Si le pardon participe effectivement du salut de Dieu, à nous d’être concerné et très investi. Parfois, nous offrons un pardon conditionné : je te pardonne si tu me promets de ne plus recommencer ? Ce n’est pas un pardon, c’est du marchandage. Ou bien encore, nous pardonnons sans y penser, bien décidé à nous débarrasser au plus vite d’une situation difficile. L’autre est devant  nous, rempli de culpabilité, et nous lui pardonnons en une minute sans chercher à écouter ni son repentir, ni ses explications. Ce n’est pas un pardon, c’est une fuite. Et il y aurait beaucoup d’autres exemples…

Le pardon est véritablement un moyen de se libérer soi-même et de se mettre au service de celui qui m’a fait du mal. Pardonner, c’est concrètement aimer son ennemi, en le sauvant de son mal.

Demandons à Dieu par Marie de prendre au sérieux son invitation à un pardon sans limite. Que nous sachions apprendre à pardonner pour que cette œuvre soit un véritable acte de salut.

9) Soyez miséricordieux comme votre Père des cieux est miséricordieux (Mt 18, 23-35).
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Pourquoi les compagnons sont saisis d’une grande tristesse, si bien qu’ils en viennent à dévoiler toute l’affaire au roi ? A travers son acte mesquin, le serviteur a mal servi l’intention et même l’honneur du roi. En effet, étant donné la somme dû, ce serviteur ne peut être qu’un percepteur d’impôts. En remettant sa dette, le seigneur avait l’intention de se faire connaître et aimer de son peuple comme un roi de grâce et de bonté, qui fait miséricorde. En refusant d’agir de même, l’action du serviteur-percepteur aura produit un double effet négatif : d’une part il commet une injustice délibérément contraire à la volonté du roi ; d’autre part il défigure gravement le visage du roi en le faisant passer pour un maître cruel et impitoyable. La grâce accordée au serviteur percepteur l’était pour qu’il la transmette à tous.

Nous sommes aujourd’hui les intendants et les gestionnaires de la grâce de Dieu. Ce dont nous bénéficions gracieusement, le pardon de nos péchés, nous devons le transmettre de telle manière que l’humanité sache que Dieu fait grâce. Si nous ne transmettons pas cette grâce du pardon reçu, le visage de Dieu est défiguré aux yeux du monde, si bien que les hommes ne peuvent plus se tourner vers Lui et L’invoquer comme un Dieu de bonté, et par là d’être sauvés.

Voilà comment nous pouvons alors gloser la cinquième demande du Notre Père : pardonne-nous une nouvelle fois nos péchés puisque nous avons montré – tu peux le vérifier – que lorsque tu nous as gratifié du pardon, nous en avons fait bon usage en le distribuant à notre tour. Si nous osons encore te demander de remettre toutes nos dettes, c’est que tu sais que nous ne garderons pas ta grâce pour notre compte et que nous la partagerons comme des intendants sages et fidèles.
(méditation tirée du livre du père Frédéric Louzeau, La prière du mendiant, Parole et Silence, 2013.

DIVERS CHANTS

1) Couronnée d’étoiles
Nous te saluons, ô toi Notre-Dame,
Marie, Vierge Sainte, que drape le soleil,
Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas,
En toi nous est donnée l’aurore du salut !

1. Tu es restée fidèle, Mère au pied de la Croix,     2. Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix,
Soutiens notre espérance et garde notre foi.         Soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du Côté de ton Fils, tu as puisé pour nous         Du côté de ton fils, tu as puisé pour nous,
L’eau et le sang versés qui sauvent du péché.         L’eau et le sang versés qui sauvent du péché.

3. Quelle fut la joie d’Eve lorsque tu es montée,     4. O Vierge immaculée, préservée du péché,
Plus haut que tous les anges, plus haut que les nuées,     En ton âme en ton corps, tu entres dans les cieux.
Et quelle est notre joie, douce Vierge Marie         Emportée dans la gloire, sainte reine des cieux,
De contempler en toi la promesse de vie.         Tu nous accueilleras, un jour auprès de Dieu.

2) Salve Regina
Salve, Regina, mater misericordiæ ;
Vita dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Evæ.
Ad te suspiramus, gementes et flentes
In hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra,
Illos tuos misericordes oculos
Ad nos converte.
Et Iesum, benedictum fructum ventris tui,
Nobis post hoc exsilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

3) La première en chemin
1. La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu.
Et voici qu’est semé en l’argile incertaine
De notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu.
Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

2. La première en chemin, joyeuse, tu t’élances,
Prophète de celui qui a pris corps en toi.
La Parole a surgi, tu es sa résonance
Et tu franchis des monts pour en porter la voix.
Marche avec nous, Marie, aux chemins de l’annonce,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

4. La première en chemin pour suivre au Golgotha
Le Fils de ton amour que tous ont condamné,
Tu te tiens là, debout, au plus près de la croix,
Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.
Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de croix,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

5. La première en chemin, brille ton espérance
Dans ton cœur déchiré et la nuit du tombeau.
Heureuse toi qui crois d’une absolue confiance ;
Sans voir et sans toucher, tu sais le jour nouveau.
Marche avec nous, Marie, aux chemins d’espérance,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

6. La première en chemin avec l’Eglise en marche,
Dès les commencements, tu appelles l’Esprit !
En ce monde aujourd’hui, assure notre marche ;
Que grandisse le corps de ton Fils Jésus Christ !
Marche avec nous, Marie, aux chemins de ce monde,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

4) Ave Maria
1. Les saints et les anges            2. Au salut du monde
En chœur glorieux             Pour mieux travailler
Chantent vos louanges             Qu’une foi profonde
Ô Reine des cieux.             Nous aide à prier.

Ave, Ave, Ave Maria (bis)

3. Avec vous, ô Mère            4. Voyez la misère
Nous voulons prier             De tous les humains.
Pour sauver nos frères             Pitié douce Mère
Et les sanctifier                 Tendez leur la main.

5) Chercher avec toi dans nos vies
Chercher avec toi dans nos vies,
les pas de Dieu, Vierge Marie
Par Toi accueillir aujourd’hui,
le don de Dieu, Vierge Marie.

1. Puisque tu chantes avec nous: Magnificat, Vierge Marie
Permets la Pâque sur nos pas, nous ferons tout ce qu’Il dira.

2. Puisque tu souffres avec nous, Gethsémani, Vierge Marie,
Soutiens nos croix de l’aujourd’hui, entre tes mains, voici ma vie.

3. Puisque tu demeures en nous, pour l’Angélus, Vierge Marie
Guide nos pas dans l’inconnu, car tu es celle qui a cru.

6) Apprends-moi maman
Apprends-moi Maman à dire OUI,
Quand le Seigneur frappe à ma porte.
Je te prends pour mon modèle,
Prête-moi ton cœur, Ô Marie.

1. À l´Esprit-Saint, tu as dis OUI,         2. Tu es la Mère du Seigneur,
À Gabriel tu as dis OUI,                 Tu es la Mère du Sauveur,
Toujours des OUI, pour plaire à Dieu,     Tu es la Mère du Christ Jésus,
Prête-moi ton cœur, Ô Marie.             Prête-moi ton cœur, Ô Marie.

3. Tu es la Mère des chrétiens,
Tu es la Mère des païens,
Tu es la Mère de tout le monde,
Prête-moi ton cœur, Ô Marie.

7) Tu as porté celui qui porte tout
Tu as porté celui qui porte tout,
notre Sauveur en ton sein a pris chair,
Porte du Ciel, Reine de l’univers,
ô Marie, nous te saluons !

1) Par amour, ton Dieu t’a choisie, Vierge bénie.      2) Tu accueilles, servante de Dieu, l’Ange des cieux.
Le Seigneur exulte pour toi, tu es sa joie !         La promesse en toi s’accomplit : tu as dit oui !

3) L’Esprit Saint est venu sur toi, élue du Roi.         4) Mère aimante au pied de la Croix, tu nous reçois.
Tu nous donnes l’Emmanuel, Eve nouvelle !         Par Jésus, nous sommes confiés à ta bonté.

8) Regarde l’étoile
1) Si le vent des tentations s’élève,             2) Dans l’angoisse et les périls, le doute,
si tu heurtes le rocher des épreuves,             quand la nuit du désespoir te recouvre,
si les flots de l’ambition t’entraînent,             si devant la gravité de tes fautes,
si l’orage des passions se déchaîne :             la pensée du jugement te tourmente :

R/ Regarde l’étoile, invoque Marie,
si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie,
elle te conduit sur le chemin !

3) Si ton âme est envahie de colère,             4) Elle se lève sur la mer, elle éclaire,
jalousie et trahison te submergent,             son éclat et ses rayons illuminent,
si ton cœur est englouti dans le gouffre,         sa lumière resplendit sur la terre,
emporté par les courants de tristesse :         dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes.

9) Esprit de sainteté
Esprit de Sainteté, viens combler nos cœurs,
Tout au fond de nos vies, réveille ta puissance.
Esprit de Sainteté, viens combler nos cœurs,
Chaque jour, fais de nous des témoins du Seigneur.

Tu es la lumière qui vient nous éclairer,
Le libérateur qui vient nous délivrer,
Le consolateur, Esprit de vérité,
En toi l’espérance, et la fidélité.

10) Viens Esprit de Sainteté
Viens Esprit de sainteté,
Viens Esprit de lumière,
Viens Esprit de feu,
Viens nous embraser !

1. Viens Esprit du Père, sois la lumière,        2. Témoin véridique, tu nous entraînes
Fais jaillir des cieux ta splendeur de gloire.         A proclamer: Christ est ressuscité !

3. Viens, onction céleste, source d’eau vive,     5. Fais-nous connaître l’amour du Père
Affermis nos cœurs et guéris nos corps.         Et révèles-nous la face du Christ.

11) Que ma bouche chante ta louange
De toi, Seigneur, nous attendons la vie, Que ma bouche chante ta louange.
Tu es pour nous un rempart, un appui, Que ma bouche…
La joie du cœur vient de toi ô Seigneur, Que ma bouche…
Notre confiance est dans ton nom très saint ! Que ma bouche…

Sois loué Seigneur, pour ta grandeur, Sois loué pour tous tes bienfaits.
Gloire à toi Seigneur, tu es vainqueur, Ton amour inonde nos cœurs.
Que ma bouche chante ta louange !

Seigneur, tu as éclairé notre nuit, Que ma bouche chante ta louange.
Tu es lumière et clarté sur nos pas, Que ma bouche…
Tu affermis nos mains pour le combat, Que ma bouche…
Seigneur tu nous fortifies dans la foi ! Que ma bouche…

12) Acclamez Dieu toute la terre
1) Acclamez Dieu toute la terre,
Servez-le dans l’allégresse,
Allez à lui avec des chants de joie,
Car éternel est son amour.
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

2) Allez à lui en rendant grâce,             3) Lui, le Seigneur est notre Dieu,
Dans ses parvis avec des hymnes,         Nous le troupeau de son bercail,
Rendez-lui grâce et bénissez son nom,     Il nous a faits et nous sommes à lui,
Car éternel est son amour.             Car éternel est son amour.

13) Bénissez Dieu
Bénissez Dieu, vous serviteurs de Dieu,
Vous tous qui demeurez dans la maison de Dieu.
Levez les mains vers le Dieu trois fois saint,
Proclamez qu’il est grand que son nom est puissant.

1. Oui, je le sais notre Seigneur est grand,         2. Reconnaissez que le Seigneur est bon !
Il est fidèle en tout ce qu’il a fait.             Tout ce qu’il veut, sa main peut l’accomplir.
Du fond des mers jusqu’au fond des abîmes,     Je veux chanter la douceur de son nom,
Depuis la terre jusqu’au plus haut du ciel !         Béni soit Dieu par toutes les nations !

14) Je t’exalte ô roi mon Dieu
Je t’exalte ô roi mon Dieu,
Je bénis ton nom à jamais,
Je veux te bénir chaque jour,
Louer ton nom toujours et à jamais.

1 – Le Seigneur est tendresse et pitié,           2 – Je veux te bénir chaque jour,
Il est lent à la colère et plein d’amour,          Louer ton nom toujours et à jamais !
Le Seigneur est bonté envers tous,               Dieu grand est louable hautement,
Ses tendresses vont à toutes ses œuvres.      Point de mesure à sa grandeur.

3 – Que tes œuvres, Seigneur te rendent grâce,
Que tes amis, bénissent ton nom,
Qu’ils disent la gloire de ton règne,
Qu’ils parlent ô Dieu de ta prouesse.

15) Je veux chanter ton amour Seigneur
Je veux chanter ton amour, Seigneur,
Chaque instant de ma vie.
Danser pour toi en chantant ma joie
Et glorifier ton nom.

1 – Ton amour pour nous est plus fort que tout    2 – Oui, Tu es mon Dieu, Tu es mon Seigneur,
Et tu veux nous donner la vie,                 Toi seul es mon libérateur,
Nous embraser par ton Esprit.                 Le rocher sur qui je m’appuie.
Gloire à toi !                         Gloire à toi !

3 – Car Tu es fidèle, Tu es toujours là,
Tout près de tous ceux qui Te cherchent.
Tu réponds à ceux qui T’appellent.
Gloire à toi !

16) Jésus-Christ est Seigneur, Alléluia!
Alléluia, Alléluia, Alléluia! …

1. Jésus-Christ est Seigneur, Alléluia!        2. Par son sang, il nous a délivrés,
Jésus-Christ est vivant, ressuscité,               Du pêché, des ténèbres et de la mort,
Par sa mort, il a vaincu la mort,               Il nous a rachetés pour toujours,
Alléluia!                               Alléluia !

3. Aujourd’hui nous en sommes témoins,
Son amour est plus fort que la mort,
Par sa croix, il nous a rachetés,
Alléluia !

4. Louez-le car il vient pour vous sauver,
Exultez car voici votre sauveur
Il est Dieu, il est roi victorieux,
Alléluia !

PRIÈRE À NOTRE-DAME DES VERTUS
Notre-Dame des Vertus,
ici, à Aubervilliers, tu as intercédé auprès de ton fils
aussi bien pour des rois que pour des enfants.

Aujourd’hui, venus de tous horizons,
nous sommes venus célébrer la Miséricorde Divine.
Que ton fils soit béni pour l’Amour infini
qu’Il nous porte et qu’Il porte au monde entier.

Aujourd’hui, nous demandons à ton fils,
par ton intercession,
qu’Il nous donne la grâce
de faire l’expérience concrète de son amour.

Aujourd’hui, nous demandons à ton fils,
par ton intercession,
qu’Il nous donne la grâce
de rayonner sa Présence et son Amour
dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos quartiers,
sur nos lieux de travail et partout où Il nous fait vivre.

Aujourd’hui, nous demandons à ton fils,
par ton intercession,
qu’Il creuse en nous le désir
de partager le trésor de son Amour infini.

Hier, par ton intercession, Ô Notre-Dame des Vertus,
la pluie a mouillé la terre d’Aubervilliers ;
aujourd’hui, que ce soit une pluie de grâces
qui viennent toucher nos âmes
pour sa plus grande gloire et pour le salut du monde.

Ô Marie, Notre-Dame des Vertus, nous t’aimons.
DONNE-MOI LA FORCE DE PARDONNER
Toi, Seigneur, tu m’invites à pardonner sans cesse.
Chaque jour, de nombreux événements,
de petits et de gros conflits,
de minuscules et d’énormes malentendus,
me lancent un appel,
Chaque jour retentit l’appel à pardonner.

Mais je n’en ai pas envie, Seigneur,
parce que j’ai l’impression de toujours plier
quand je pardonne.
j’ai l’impression d’être le plus faible,
celui qui n’a pas assez de colonne vertébrale
pour se tenir debout.

Puis je me souviens de Toi sur la croix.
Il t’en fallait du courage et de l’amour pour dire :
 » Père, pardonne-leur,
ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Donne-moi donc la force de pardonner sans cesse.
Car je sais, en regardant ta vie et ta mort,
que ce n’est pas de la faiblesse
de ne jamais refuser le pardon.
C’est de la force.
C’est la force de l’amour.

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