DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2016 JESUS CHRIST, ROI DE L’UNIVERS

Osons le dire : Bonne année à tous !
Cette fête du Christ-Roi de l’univers marque la fin de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous allons rentrer dans une nouvelle année, dite prosaïquement celle de l’année A, où nous suivrons les évangiles du dimanche selon St Matthieu (A pour St Matthieu, premier évangile, B pour St Marc, deuxième évangile, C pour St Luc, troisième évangile). St Jean, lui, est lu en général pendant le temps pascal chaque année. Il n’y a donc pas d’année D (bien qu’il y ait 4 évangiles), le cycle liturgique dure trois ans.
Cette fin d’année liturgique se double de la fin de l’année de la miséricorde. Les portes jubilaires ont été fermées dimanche dernier dans tous les diocèses du monde et aujourd’hui, solennellement, le pape François va refermer la porte sainte pour clore ce moment privilégié de la vie de l’Eglise. En fermant cette porte, faut-il penser que nous allons maintenant passer à autre chose ? Bien sûr que non ! La miséricorde du Seigneur, nous continuerons à la chanter aussi longtemps que le Seigneur nous donne le souffle de la vie.
Aujourd’hui, nous fêtons le Christ-Roi de l’univers dans son retour glorieux. C’est la fin, c’est le but, c’est l’apocalypse (mot qui veut dire révélation) non dans ce qu’elle a de redoutable, et de destruction, mais c’est au contraire la libération, la lumière apportée par le Christ pour toutes personnes, fut-elle un criminel comme ce bon larron crucifié avec lui. Le Christ vient pour abolir l’égoïsme, le péché, la haine et la folie humaine. Cette fête marque l’aboutissement de notre espérance dans la miséricorde, le pardon, qui culmine dans la croix du Christ. Nous touchons au but de ce que nous espérons : l’avènement de Jésus-Christ, notre Sauveur. C’est pourquoi, au cours de cette nouvelle année, nous allons de nouveau recommencer à espérer la venue du Sauveur, en commençant par le Temps de l’Avent. Soyons donc dans l’espérance pour cette nouvelle année et offrons nos souffrances au cœur Sacré de Jésus, notre Roi.
Père Thomas de Boisgelin

Lecture du deuxième livre de Samuel (2 S 5, 1-3)
En ces jours-là, toutes les tribus d’Israë lvinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël.

Psaume (121)
R/Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !
 Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,
là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.
 
C’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.
Appelez le bonheur surJérusalem :
« Paix à ceux qui t’aiment ! »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens (Col 1, 12-20)
Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés,  Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il estavant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 23, 35-43)
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus,  et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

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