SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 NOËL – MESSE DE LA NUIT

Les quatre semaines de l’Avent nous préparaient à la venue du Christ Sauveur de l’humanité. Aujourd’hui nous sommes dans la joie car la promesse faite par Dieu à nos pères depuis Abraham se réalise. Celui que les prophètes avaient annoncé la venue, celui que l’Ange avait annoncé à la Vierge Marie est né, il est au milieu de nous, il a pris notre nature humaine donc il s’insère dans l’histoire de l’humanité pour la sauver.  Le grand mystère de Noël c’est l’incarnation du Fils de Dieu qui prend chair de la Vierge Marie et qu’en Lui et par Lui les hommes obtiennent le salut. Selon les Ecritures, il préexiste de toute éternité et il est Créateur (Jn 1 ; Hé 1,2), il est à l’œuvre dans le monde bien avant sa naissance en Palestine. C’est dire qu’avant, pendant, et après sa mission sur terre, il est de tous temps au centre des relations de Dieu avec les hommes. C’est toute la signification de son nom Emmanuel : (Dieu avec nous Dieu parmi nous). Et à Noël se réalise en nous le même dessein du salut offert par Dieu à toute l’humanité.
Noël pour nous baptisés est l’accueil de l’enfant Dieu dans nos cœurs et dans nos vies et en s’humanisant par l’incarnation il nous divinise pour que son œuvre dans le monde se réalise par nos actions en conformité avec sa Parole. Notre monde à besoin de paix, le prince de la paix est parmi nous, que sa lumière éclaire ceux qui nous gouvernent et qu’ils travaillent pour le bien être de tous les hommes.
Père Guy Parfait        

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 9, 1-6)
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

Psaume (95)
R/     Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :
    c’est le Christ, le Seigneur.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
 
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
 
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
 
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
 
Il jugera le monde avec justice
et les peuples selon sa vérité.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 2, 11-14)
Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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