DIMANCHE 21 MAI 2017 6ème DIMANCHE DE PAQUES

FÊTE DE L’AMITIÉ DES PAROISSES D’AUBERVILLIERS

Vous rappelez-vous de Gamaliel ? Ce pharisien sympathique qui disait en parlant des Apôtres que « si c’est des hommes que vient leur résolution ou leur entreprise, elle disparaîtra d’elle-même ; si c’est de Dieu, vous ne pourrez pas les faire disparaître ». Il avait sans doute raison.
Malgré, ou même grâce à la persécution, en quelque sorte, la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité déborde de Jérusalem et atteint les autres villes de la Judée et la Samarie. L’Esprit Saint que le Christ avait promis à ses Apôtres était sans nul doute déjà à l’œuvre. Ce « Paraklètos » qui signifie en réalité « avocat ou défenseur » était à l’œuvre pour permettre aux disciples de défendre avec détermination le mystère du ressuscité et le message qu’il porte.
Aujourd’hui, frères et sœurs, nous avons peut-être encore plus besoin de cet « avocat-défenseur » car le « procès de Jésus » n’est pas terminé. Ce condamné à mort n’est pas comme les autres. Même mort et ressuscité, il continue d’être jugé. Le théâtre de son jugement s’est étendu à l’horizon du monde entier, partout où des chrétiens essaient de vivre de lui. La mise en accusation de Jésus prend aujourd’hui de multiples formes : la propagande athée, la persécution des chrétiens, le matérialisme ambiant avec sa tranquille indifférence et ses moqueries subtiles… Enfin, n’est-ce pas au cœur de chacune de nos vies que le tribunal est érigé pour condamner Jésus, pour mettre Dieu à mort, chaque fois que nos égoïsmes tuent l’amour, chaque fois que nous choisissons nos petits conforts à la place du service de Dieu ? 
Laissons l’Esprit de Vérité nous donner un cœur nouveau et un esprit neuf afin que nous puissions rendre compte de l’espérance qui est en nous.
Martin, Diacre !

Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 8, 5-8.14-17)
En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe,
car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ; en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint.

PSAUME (Ps 65 )
R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

 « Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

 Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

 Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (1 P 3, 15-18)
Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal.  Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 15-21)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

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