DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2017 32ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu » dit la chanson… Tristesse d’un soir où tout semble couler à pic, où l’âme fatiguée par la route, ne semble plus vouloir avancer plus loin. C’est trop dure, la vie ! Combien peuvent en témoigner ? Cependant, qui nous enlèvera cette tristesse du soir ? Qui nous redonnera le feu qui est comme cette huile de la parabole ?
Les vierges sages de la parabole nous enseignent où le trouver. Celles qui se trompent l’ont cherché chez les marchands : elles ont cru pouvoir acheter le feu de l’amour mais « si quelqu’un offrait toutes les richesses de sa maison pour acheter l’amour, tout ce qu’il obtiendrait, c’est un profond mépris » (Ct 8,7). L’amour ne s’achète pas, voilà tout. Il se reçoit et se donne GRATUITEMENT. Les vierges sages n’ont pu leur en donner car elles l’ont attendu de leur Epoux et de Lui seul. Elles qui l’avaient déjà reçu et mis en réserve, SAGEMENT, elles ont encore préféré veiller – désirer et espérer – Sa venue en la personne de l’Epoux plutôt que de le marchander et, par là, le compromettre. C’est là le Trésor qu’elles n’étaient prêtes à abandonner à aucun prix. On reconnaît la valeur de l’amour lorsqu’il est vrai ! Il n’admet pas d’alliages ni de compromissions. Il est un or pur passé au feu du creuset. L’amour attise l’amour comme l’huile alimente le feu.
« Voici l’époux, sortez à sa rencontre ». Mais n’est-Il pas là qui vient secrètement dans cette eucharistie nous donner de cette huile ? Seule la foi nous le fait découvrir sous le voile du pain. Alors, lorsqu’enfin le Jour se manifestera, nous pourrons, AMOUREUSEMENT, aller à sa rencontre.
Père Thomas de Boisgelin

Lecture du livre de la Sagesse (Sg 6, 12-16)
La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première. Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci. Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

PSAUME(Ps 62)
R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu ! 

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :     
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1Th4, 13-18)
Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :  « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

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