Messes du DIMANCHE 24 DECEMBRE 2017

Messe de 11h
DIMANCHE 24 DECEMBRE 2017 4ème DIMANCHE DE L’AVENT

Le temps de l’Avent prend fin ! Qu’attendons-nous de Noël ?
Chacun de nous se doit aujourd’hui de répondre à cette question. En effet, dans la société qui est la nôtre, Noël s’éloigne de plus en plus de son mystère véritable. Pour beaucoup, la fête de Noël n’est plus qu’une brève parenthèse dans l’existence : moment féérique permettant d’échapper un instant à la médiocrité quotidienne, fête de l’intimité familiale marquée par une atmosphère merveilleuse. Il y a la surprise des cadeaux, le scintillement de la lumière sur le sapin. Parfois encore subsiste la crèche, souvenir émouvant d’une belle histoire. Le Père Noël, lui-même n’est plus qu’un dérisoire distributeur de tracts pour les grands magasins. Ce qui compte le plus souvent, c’est la consommation. On croit pouvoir mesurer la qualité de la fête à son budget.
En ce quatrième dimanche du temps de l’Avent, les textes liturgiques nous invitent à nous préparer autrement, à reconsidérer l’essentiel, le vrai mystère de Noël. Il s’agit pour nous d’accueillir la lumière qu’apporte le petit Jésus et de la porter aux autres. A la demande de l’Ange, Marie répond : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole ». De cette réponse dépendait le salut de toute l’humanité. Nous avons tous aussi, d’une manière ou d’une autre, pendant ce temps de l’Avent, reçu la visite de l’Ange nous demandant de faire naître le petit Jésus autour de nous.
Avons-nous été attentifs à cette visite et à cette demande ? Y avons-nous médité ? Nous sommes-nous vraiment préparer à accueillir ce sauveur petit et pauvre ? Quoi qu’il en soit, ce n’est pas encore trop tard, l’ange Gabriel est à la porte de notre cœur, il attend encore notre réponse …
P. Patrice Martin SAGNA

Lecture du deuxième livre de Samuel (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)
Le roi David habitait enfin dans sa maison.  Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité  en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.  Le roi dit alors au prophète Nathan :  « Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,  et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! »  Nathan répondit au roi :  « Tout ce que tu as l’intention de faire,  fais-le, car le Seigneur est avec toi. » Mais, cette nuit-là,  la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :  « Va dire à mon serviteur David :  Ainsi parle le Seigneur :  Est-ce toi qui me bâtiras une maison  pour que j’y habite ?  C’est moi qui t’ai pris au pâturage,  derrière le troupeau,  pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.  J’ai été avec toi partout où tu es allé,  j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.  Je t’ai fait un nom aussi grand  que celui des plus grands de la terre.  Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël,  je l’y planterai, il s’y établira  et ne tremblera plus,  et les méchants ne viendront plus l’humilier,  comme ils l’ont fait autrefois,  depuis le jour où j’ai institué des juges  pour conduire mon peuple Israël.  Oui, je t’ai accordé la tranquillité  en te délivrant de tous tes ennemis.  Le Seigneur t’annonce  qu’il te fera lui-même une maison.  Quand tes jours seront accomplis  et que tu reposeras auprès de tes pères,  je te susciterai dans ta descendance un successeur,  qui naîtra de toi,  et je rendrai stable sa royauté. Moi, je serai pour lui un père ;  et lui sera pour moi un fils.  Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,  ton trône sera stable pour toujours. » 

PSAUME (88)
R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
j’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

« Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 16,25-27)
Frères, à Celui qui peut vous rendre forts  selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ : révélation d’un mystère  gardé depuis toujours dans le silence,  mystère maintenant manifesté  au moyen des écrits prophétiques, 
selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations  pour les amener à l’obéissance de la foi, à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ,  à lui la gloire pour les siècles. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 26-38)
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici laservante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

Messe de 21h
DIMANCHE 24 DECEMBRE 2017 MESSE DE LA NUIT DE NOËL

Je vous annonce une bonne nouvelle… »
Elle paraît bien triste cette nuit où le Christ naît dans une mangeoire d’animaux. (…) C’est au cœur de cette nuit que l’ange du Seigneur ose dire aux bergers : « Je vous annonce une bonne nouvelle… » (Luc 2, 10). Cette bonne nouvelle, c’est la naissance du Sauveur qui, déjà, est lumière au cœur des ténèbres (cf. Luc 2, 9). Avec lui, les aveugles retrouveront la vue, les boiteux marcheront, les lépreux seront purifiés, les sourds entendront, les morts ressusciteront, les pauvres recevront la Bonne Nouvelle… (cf. Luc 7, 22).
Dans notre monde aujourd’hui, la rapidité de l’information et son caractère souvent tragique peuvent nous laisser penser que l’humanité est définitivement plongée dans les ténèbres. Disciples du Christ, nous pouvons nous laisser gagner par le pessimisme et le désespoir. Que cette fête de Noël nous rappelle que nous sommes invités à « annoncer une bonne nouvelle » ! Osons, au sein de nos familles et de nos communautés chrétiennes, annoncer de bonnes nouvelles ! Prenons le temps de nous réjouir de ce que sont les uns et les autres ! Prenons le temps de nous réjouir de ce que chacun est capable de donner dans le quotidien ! Prenons le temps de nous réjouir des multiples engagements qui ont pour but d’humaniser le monde !
Que cette fête de Noël nous encourage à échanger de bonnes nouvelles ! Non pas parce que nous voudrions ignorer les difficultés du temps présent, mais parce que nous croyons que, depuis Noël, « la lumière brille dans les ténèbres, et que les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jean 1, 5).
À chacun et chacune d’entre vous, à vos familles et communautés chrétiennes, je souhaite un joyeux Noël !
+ Pascal Delannoy, Évêque de Saint-Denis-en-France

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 9, 1-6)
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers.

PSAUME (95)

R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :
c’est le Christ, le Seigneur.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 2, 11-14)
Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas,car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveurqui est le Christ, le Seigneur.Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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