DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 2017 1er DIMANCHE DE L’AVENT

Accueillir le Tout-autre
Chers frères et sœurs dans le Christ, comment ne pas introduire mon propos par des souhaits de bonheur et de réussite le tout émaillé d’une joie sainte en cette nouvelle année liturgique B, qui s’ouvre aujourd’hui par un temps fort, signe prophétique d’une année de grâces.
Et les textes liturgiques de ce premier dimanche de l’Avent nous exhorte à nous apprêter pour une rencontre dont nous ne connaissons ni le jour, ni l’heure. Mais comment attendre dans une telle situation d’ignorance totale des paramètres du rendez-vous ? C’est là que l’évangile de ce jour nous rejoint sur les divers chemins de nos vies afin de faire de nous des guetteurs permanents : c’est-à-dire des hommes et des femmes qui malgré leur histoire et leur avenir, sombres, clairsemés ou éclaircis, font le pari d’attendre en esprit et en vérité Celui qui vient. Cette attente se veut une quête continue d’une espérance perdue et d’une re-construction de l’homme nouveau que nous sommes appelés à être à travers une spiritualité incarnée et un engagement cohérent et charitable. Car ce qui donne à la vie une valeur impérissable n’est ni la condition sociale, encore moins la capacité personnelle ou le succès obtenu, mais plutôt l’amour pratiqué et la lutte solidaire au profit des nécessiteux.
Veiller c’est donc accepter d’être simplement humain, de se laisser toucher par les situations multiples et complexes de souffrance qui nous environnent. Veiller c’est aussi refuser le désespoir, l’indifférence, l’égoïsme et la violence d’un monde qui va à la dérive.
Puisse Dieu nous accorder en cette année nouvelle d’accueillir son fils dans un cœur humble et généreux.
P. Iba Claude D. de saint Pierre Apôtre

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7)
C’est toi, Seigneur, notre père ; « Notre-rédempteur-depuis-toujours », tel est ton nom. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face.Voici que tu es descendu : les montagnes furent ébranlées devant ta face. Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés. Tous, nous étions comme des gens impurs, et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés. Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. Car tu nous as caché ton visage, tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes. Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

PSAUME (79)
R/ Dieu, fais-nous revenir,
que ton visage s’éclaire,et nous serons sauvés !

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1Co 1, 3-9)
Frères, à vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu. Car le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous. Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 13, 33-37)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

 

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