DIMANCHE 14 JANVIER 2018 2ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Depuis lundi dernier, nous sommes entrés dans la période du temps ordinaire. Le temps ordinaire est le temps de l’Eglise qui grandit dans la fidélité et l’écoute de la Parole de Dieu.
La première lecture relate le récit de la vocation du jeune Samuel. Le mot important c’est le verbe « appeler » qui revient onze fois. Deux points importants doivent être soulignés : le triple appel et la promptitude de la réponse. Cette réponse repose sur un acte de foi : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute. » Et le texte ajoute : « L’enfant grandit. Le Seigneur était avec lui et aucune de ses paroles ne demeura sans effet ». Comme pour le jeune Samuel, il y a de nombreux appels dans notre vie ; nous ne les entendons pas toujours ; il nous faut l’aide d’un ancien et le discernement d’autres personnes.
Quand on a rencontré le Seigneur et entendu son appel, plus rien ne peut être comme avant. C’est ce que rappelle l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe. Il dénonce les divisions et les abus qui existent dans la communauté : les divisions entre fidèles, les atteintes à la chasteté chrétienne, les recours aux tribunaux païens, tout cela n’est pas tolérable. Notre rencontre avec le Christ doit être le point de départ d’une vie entièrement nouvelle. Nous chrétiens, nous pouvons être soumis à toutes sortes de tentations. Mais le Seigneur est là ; il ne cesse de nous appeler. Comme Samuel, nous sommes invités à écouter sa parole et à nous laisser guider par lui. C’est bien l’attitude des premiers disciples. Ces hommes avaient commencé par suivre Jean Baptiste. Sur la parole de leur maître qui désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu », ils s’empressent de le suivre. Jésus leur demande: « Que cherchez-vous ? » C’est une manière de les inviter à creuser leur désir. Cette quête d’absolu qu’ils n’ont pas assouvie chez Jean, ils doivent la comprendre de l’intérieur.
La même question nous est posée à tous aujourd’hui : que cherchons-nous ? Même si parfois nous ne cherchons pas du bon côté, sachons que le Seigneur est toujours là pour nous dire : « Venez et vous verrez ! » Ce que vous verrez dépasse tout ce que vous pouvez imaginer. Comme les premiers disciples, nous sommes invités à entendre cet appel de Jésus et à demeurer avec lui. En l’écoutant, nous découvrirons que ses paroles sont celles de la Vie éternelle.
Père Guy Parfait DIATTA

Lecture du premier livre de Samuel (1 S 3, 3b-10.19)
En ces jours-là, le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.

PSAUME(39)
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. 

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :
Il s’est penché vers moi.
En ma bouche Il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
Tu as ouvert mes oreilles ;
Tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens ».

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que Tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, Tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1Co6,13c-15a.17-20)
Frères, le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 35-42)
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

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