DIMANCHE 25 MARS 2018 DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR

Quel est donc le sens profond de la passion ? Le Christ a introduit dans notre monde un ferment de contestation aussi bien sur le plan social que politique. Refus de l’exploitation des hommes, refus d’une société où les faibles et les petits n’ont pas leur place. Refus d’un monde où les seules « valeurs » reconnues sont l’argent et la puissance (physique ou psychologique, individuelle ou collective, politique ou économique). Il faut cependant aller plus loin : en la personne de Jésus crucifié « hors de la ville », c’est Dieu, c’est le Règne de l’Amour et de la justice qu’on rejette hors de la cité des hommes. Et les puissants de l’époque qui ne peuvent pas se supporter (Caïphe, Pilate, Hérode) se liguent pour refuser la confiance en l’amour.
Et Jésus ? Il va manifester jusqu’à l’extrême sa divinité en donnant sa vie. Certes, il accepte de se soumettre à la violence des hommes, mais c’est librement, dans la confiance au Père, qu’il livre sa vie en pâture. « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. »
Il se soumet à la violence des hommes : c’est la décision des autorités d’occupation, celle des grands prêtres, des puissants qui font la loi. Et pourtant, Jésus entre librement dans son destin. C’est alors qu’il surmonte définitivement les tentations que les Evangiles relatent au début de sa vie publique : désir de paraître, de faire du sensationnel, volonté de puissance. Liberté plus forte que tout : un amour plus fort que la mort, un pardon plus fort que le péché. Jésus accueillant la mort, il la domine.
Père Théo. BAYE DIATTA

PROCESSION
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 11, 1-10)
Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : ‘Que faites vous là ?’, répondez : ‘Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.’ » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 50, 4-7)
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, et ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

PSAUME (21)
R/ Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? 

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’Il le délivre !
Qu’Il le sauve, puisqu’Il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais Toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je Te loue en pleine assemblée.
Vous qui Le craignez, louez le Seigneur.

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens (Ph2,6-11)
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

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