DIMANCHE 01 AVRIL 2018 RÉSURRECTION DU SEIGNEUR

Jésus meurt parce qu’il aime. Il aime ses disciples mais aussi ceux qui sont en train de le tuer. Il aime follement l’humanité toute entière. Il sait qu’en allant jusqu’au bout du don de lui-même, il va donner la vie. La mort de Jésus est paradoxalement féconde. Jésus n’a pas choisi de mourir, il a choisi d’aimer et c’est cet amour total, absolu, sans retour, qui l’a mené à la mort.
Je crois que nous ne pouvons pas regarder le vendredi Saint en oubliant le jeudi Saint. Le jeudi, lors de la Cène, Jésus prend du pain et dit : « Ceci est mon corps, mangez-en tous. » Déjà s’exprime le désir d’habiter à l’intérieur de nous, de rejoindre notre vulnérabilité. Puis il se met à genoux et lave les pieds de ses disciples. Ce n’est qu’à la lumière de ces deux gestes de don que nous pouvons comprendre la mort en croix du vendredi. Le don de l’amour précède la mort.
Et finalement, l’amour est plus fort que la mort. C’est le mystère du matin de Pâques. Jésus ne ressuscite pas pour lui-même mais pour nous. Il veut nous entrainer dans la résurrection. Et pas seulement la résurrection des corps à la fin des temps, mais une résurrection progressive, comme une lente et patiente maturation dans notre vie quotidienne.
Nous avons à comprendre que Jésus nous invite à être des hommes et des femmes transformés. Nous avons à laisser la semence de la grâce pousser en nous pour que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre corps, notre affectivité soient transformés. Nous avons, peu à peu, à apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde.
C’est cela la foi. La plupart du temps nous regardons les autres à partir de nos blessures, de nos fragilités, de nos peurs. Notre résurrection est une transformation très lente où l’Esprit saint, progressivement, transforme notre intelligence, notre cœur pour que nous devenions pleinement des filles et des fils de Dieu.
Jean Vanier, fondateur de l’Arche, communautés de vie avec des personnes handicapées.

Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 10, 34a.37-43)
En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

PSAUME (117)
R/ Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! 

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens (Col3, 1-4)
Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-9)
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

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