DIMANCHE 29 AVRIL 2018 5ème DIMANCHE DU TEMPS PASCAL

Les structures de l’Église sont importantes pour une bonne organisation de celle-ci dans sa marche vers l’Eglise céleste qui est sans rides et toute parfaite. Mais l’essentiel, c’est l’Amour véritable transmis par Jésus qui donne sa vie pour le salut de l’humanité. L’Église sera réalité vivante si elle peut transmettre cet Amour et elle le fera par les canaux humains que nous sommes. Chaque baptisé est une icône de l’Eglise agissante dans le monde. Cependant, il nous faut accepter d’être émondés, c’est-à-dire accepter de demeurer avec le Christ, de nous laisser transformer par l’Esprit du Seigneur qui travaille en chacun pour l’édification harmonieuse de l’Eglise malgré les obstacles à la transmission de l’Amour qu’elle reçoit du Maître.
C’est pourquoi, pour porter du fruit, nous devons être greffés au Christ qui est le tronc. Nous sommes les branches qui reçoivent la sève du tronc auquel elles sont rattachées. Nous savons que dès qu’une branche est détachée du tronc, elle se dessèche et meurt. Ainsi, dès qu’un baptisé se retire de l’influence du Christ, il est condamné à mourir. Pourtant, le Christ est venu nous apporter la vie et une vie en abondance. Jésus nous demande de demeurer en Lui comme il veut demeure en nous. Ce mot demeurer semble bien important puisqu’il est repris huit fois dans cet évangile. Ce mot suppose une intimité très grande avec le Christ. Mais où est-il le Christ ? Très loin dans le temps ? Non, le Christ est vivant, il est là au cœur de nos vies, en chacun de nous, en chacune des personnes que nous côtoyons. Il a voulu faire de tous les hommes un seul peuple, une seule nation et il communique sans cesse avec nous par son Eglise. Prenons conscience de sa proximité et mettons-nous à l’écoute de sa PAROLE et la porter avec assurance à ceux qui ne le connaissent pas encore.
Père Guy Parfait

Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 9, 26-31)
En ces jours-là, arrivé à Jérusalem, Saul cherchait à se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple. Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus. Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux, s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur. Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer. Mis au courant, les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée et le firent partir pour Tarse. L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.

PSAUME (21)
R/ Tu seras ma louange, Seigneur,
dans la grande assemblée.
Devant ceux qui Te craignent,
je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui Le cherchent :
« À vous, toujours, la vie et la joie ! »

La terre entière se souviendra
et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant Lui :
« Oui, au Seigneur la royauté,
le pouvoir sur les nations ! »

Et moi, je vis pour Lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple qui va naître :
Voilà son œuvre !

Lecture de la première lettre de saint Jean (1Jn 3, 18-24) Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-8)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père,c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

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