DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2018 25ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

A LA LUMIÈRE DU MAITRE, SERVITEUR DE TOUS !

Ce matin, nous sommes là ensemble, vivant l’Eucharistie en communion fraternelle. Mais, au fait… de quoi discutions nous en chemin… entre nous ou intérieurement avant de venir ?
Pas si simple de répondre… Qu’est ce qui occupe nos pensées, nos choix de vie au quotidien, nos relations, nos joies comme nos peines ? Ai-je été à la hauteur des évènements ? Suis-je meilleur (re) que mes voisins ? Pourquoi je me sens si souvent dépassé (ée) ?
Les conflits et les guerres continuent… pourquoi ? Ce n’est pas seulement aux heures des infos en regardant la télé… en consultant notre smartphone… mais au cœur de nos familles, avec nos voisins, dans notre milieu professionnel, dans notre quartier et aussi dans nos communautés paroissiales, nos engagements divers.
Les disciples ont connu ces turbulences et expérimenté cette vulnérabilité. Cela peut nous encourager ! Nos rivalités ou nos mesquineries, nos comparaisons stériles, nos peurs et nos désistements reviennent en force quand nous ne sommes plus greffés sur l’Amour de Dieu. Il vaut mieux alors, comme un petit enfant, se laisser enseigner par Jésus.
Et là, pas besoin de balance pour peser nos actes, de diplôme, de performance !
Quelle joie simple de prendre la place de ce petit enfant que le Christ embrasse publiquement en nous disant :
« Quiconque accueille un enfant comme celui-ci, c’est Moi qu’il accueille …et si quelqu’un veut être le premier qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ! » 
Communauté des Sœurs Auxiliatrices de la Charité

Lecture du livre de la Sagesse (Sg 2, 12.17-20)
Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes : « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »

PSAUME (Ps 53)
R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. 

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.
Des étrangers se sont levés contre moi,
des puissants cherchent ma perte :
ils n’ont pas souci de Dieu.

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand cœur, je T’offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !

Lecture de la lettre de saint Jacques (Jc 3, 16 – 4, 3)
Bien-aimés, la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 9, 30-37)
En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

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