DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2018 31ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Les messes du 1er et 2 novembre, les  visites au cimetière et les prières pour les âmes du purgatoire, tout cela fait que cette période de l’année a particulièrement besoin d’espérance. Parfois dans nos vies, une succession d’épreuves, de décès, peut nous écraser et on a l’impression que la puissance de la mort règne sur terre… Et les actualités politiques et climatiques ne font que renforcer cette impression. 

Cependant, je vous partage deux sources d’espérance qui me parlent fort ces jours-ci :

Contempler la nature. Même si elle est abîmée elle aussi, sa beauté nous rappellent un plan originel du Créateur et comme une victoire pressentie. La beauté d’une forêt d’automne, la beauté du ciel, tout cela est trop beau pour ne pas régner durablement et pour toujours.

– Un verset du livre de la Sagesse 3, 14 : « La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle. » Comprenons bien : le fruit de l’injustice c’est la mort, le fruit de la justice c’est la vie ;  sur la terre il y a les deux, mais c’est la justice qui y est la plus forte, et donc  la puissance de la mort ne règne pas sur la terre. « Comment ?? Avec tout ce qu’on voit !? » me direz-vous… Certes cette terre a bu le sang d’Abel, le sang de l’injustice, mais elle a aussi bu le sang de Jésus-Christ au Golgotha, le sang de la justice. Et le sang de Jésus crie plus fort que le sang d’Abel. Dès lors c’est la justice du Seigneur qui règne sur la terre. La terre est remplie de son amour. Notre terre est imbibée de la puissance de la Vie.

Tanneguy VIELLARD +

Lecture du livre du Deutéronome (Dt 6, 2-6)

Moïse disait au peuple : « Tu craindras le Seigneur ton Dieu. Tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils, tu observeras tous ses décrets et ses commandements, que je te prescris aujourd’hui, et tu auras longue vie. Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères. Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. »

PSAUME (Ps 17 )

R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. 

Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’Il triomphe, le Dieu de ma victoire,
Il donne à son roi de grandes victoires,
Il se montre fidèle à son messie.

Lecture de la lettre aux Hébreux (He 7, 23-28)

Frères, dans l’ancienne Alliance, un grand nombre de prêtres se sont succédé parce que la mort les empêchait de rester en fonction. Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux. Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des hommes remplis de faiblesse ; mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, conduit pour l’éternité à sa perfection.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 28b-34) En ce temps-là,  un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.  L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

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