DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018 3ème DIMANCHE DE L’AVENT

Le Seigneur est tout proche
Je vais introduire mon éditorial de ce dimanche, avec une histoire vécue : le curé d’une paroisse attendait la visite pastorale de 3 jours de l’évêque de la région. Cela a demandé une longue préparation d’une année avec la création de différentes commissions (commission liturgique, commission logistique, commission restauration, commission d’accueil etc.…). Chacune de ces commissions s’est investie dans leurs tâches pour la réussite de cette visite. Aujourd’hui nous sommes à la 3ème semaine de l’avent dans « le temps de l’attente »  qui dure seulement quatre semaines pour la préparation de la venue du Seigneur. Ce temps nécessite une préparation intense et profonde car nous allons accueillir notre Seigneur. Comme ces paroissiens qui se sont préparé toute une année à la visite de leur évêque, nous, nous n’avons que 4 semaines (qui semblent peu) du temps de l’avent pour la préparation à la venue de notre Seigneur. Ce temps court nous pousse à intensifier davantage notre préparation.

Le prophète Sophonie, Jean le Baptiste et Paul partagent la même foi dans l’annonce que le Seigneur est proche ; l’approche du Seigneur ne doit pas nous faire peur, doit être une source de joie, nous devons nous en réjouir «réjouis- toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem » (So, 3, 14). Cette joie de la venue du Seigneur est si débordante qu’ils veulent la partager avec nous et nous faire participer à la préparation de la venue du Seigneur.

Le prophète Jean le Baptiste qui vivait seul, dans l’austérité nous donne une toute autre image de lui dans ce texte. Il apparait tout en joie avec cette annonce de la venue, il nous pousse à nous préparer aussi dans la joie, malgré nos difficultés, et à nous poser la question  « que devons-nous faire  pour accueillir le Seigneur? »

Cette joie de l’approche du Seigneur, doit nous donner la force face aux difficultés de ce temps présent (le mouvement social actuel et les pertes matérielles, les pays en guerre, le décès d’un proche, la maladie etc.…). En croyant à la présence du Seigneur, qui est compassion, cela doit nous donner la force de nous relever et de repartir pour avancer. Cette force nous pousse à continuer même si tout semble difficile.
Père Marcel SANGUV

Lecture du livre du prophète Sophonie (So 3, 14-18a)
Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête. »

PSAUME (Cantique – Is 12)
R/ Jubile, crie de joie,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël.

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Exultant de joie, vous puiserez les eaux
aux sources du salut.

« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (Ph 4, 4-7)
Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 3, 10-18)
En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes  si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

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