DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 4ème DIMANCHE DE L’AVENT

Noël, le Verbe s’est fait frère !

À Noël, Dieu entre en humanité. Il le fait discrètement, sans bruit ni publicité. A quoi bon d’ailleurs ? Cet enfant ne vient pas pour être roi ou empereur, Il vient pour être l’aîné d’une multitude de frères. Il ne vient pas pour exercer un pouvoir mais, pour qu’en Lui, tous les hommes soient frères parce que tous sont enfants du même Père. La fraternité ainsi offerte ne s’impose pas, elle se vit ! Pour ne pas l’oublier, nous fêtons Noël ! À Noël, le Verbe s’est fait frère ! J’emprunte cette belle expression à Christian de Chergé, moine cistercien, qui fait partie des 19 martyrs d’Algérie béatifiés le 8 décembre dernier.

Depuis plus de 2000 ans, la fraternité, pour nous chrétiens, n’est pas qu’une idée, aussi belle soit-elle, mais elle est naissance qui ouvre le chemin d’une fraternité universelle ! Dès lors, la fraternité chrétienne ne peut se résumer à un ensemble de bons sentiments, ni même à une morale. Elle est invitation à partager ce que nous avons reçu de Dieu, dans le Christ qui est devenu notre frère, pour que nous soyons enfants d’un même Père.

Tout l’Évangile est là pour nous dire que la fraternité s’exprime dans l’attention mutuelle, la bienveillance, la compréhension, la bonté, le don et le pardon… Elle est un combat quotidien, en chacun de nous et dans notre société, entre la méfiance et la confiance, la peur et l’amour, le rejet et l’accueil, la violence et la douceur, la haine et le pardon… Pour gagner ce combat, regardons l’enfant de la crèche et confessons notre foi : nous croyons qu’Il est devenu notre frère pour que nous vivions en frères !

À chacun de vous, à vos familles, à tous ceux et celles qui sont nos frères en Christ, je souhaite un joyeux Noël !
+ Pascal Delannoy
Évêque de Saint-Denis-en-France

Lecture du livre du prophète Michée (Mi 5, 1-4)
Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité,
car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix !

PSAUME(Ps 79)
R/ Dieu, fais nous revenir ; que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés !

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Lecture de la lettre aux Hébreux (He 10, 5-10)
Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé
les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-45)
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

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