2ème DIMANCHE du TEMPS ORDINAIRE 20 JANVIER 2019

L’Unité des chrétiens : jamais une option mais toujours un devoir.
Chers frères et sœurs dans le Christ, encore le temps ordinaire après un long passage au travers de deux temps liturgiques forts de l’Eglise (Avent et Noël) qui ont sûrement déteint sur notre façon d’être. Depuis lundi dernier, nous sommes de retour dans le temps Ordinaire ; temps que certains, à tort, considèrent comme le temps de la banalité. A ceux qui le pensent ou même qui l’insinuent, je voudrais rappeler que  le temps Ordinaire, loin d’être une période de banalité, est le temps de la mise en pratique des résolutions prises durant les temps forts derniers. Car, j’estime que c’est dans l’ordinaire de nos vies que le Christ nous attend ; c’est dans cet ordinaire que les réels défis d’une vie engagée nous attendent.
Et aujourd’hui l’Eglise nous lance, dans le Temps Ordinaire, le défi de l’Unité des chrétiens. En effet, depuis vendredi dernier invite tous ses fils et filles à prier et œuvrer pour que l’Unité tant voulue par notre Seigneur Jésus Christ devienne une réalité. Il ne s’agit pas aujourd’hui de penser à nos probables activités mais de faire le bilan de nos actions en faveur de l’œcuménisme. Et le pape François rappelle à tous que « l’œcuménisme n’est pas une chose optionnelle» c’est un devoir chrétien. Ce devoir consiste à « (…) faire mûrir un témoignage commun et unanime dans l’affirmation de la véritable justice et le soutien des plus faibles, au moyen de réponses concrètes, appropriées et efficaces».
Prions donc chers frères et sœurs les uns pour les autres et les uns avec les autres pour que, de par notre engagement à l’unité des chrétiens, la foi en Jésus Christ devienne palpable.
P . Iba Claude DOUADE

Lecture du livre du prophète Isaïe (62, 1-5)
Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire. On te nommera d’un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera. Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu. On ne te dira plus : « Délaissée ! » À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! » Toi, tu seras appelée « Ma Préférence », cette terre se nommera « L’Épousée ». Car le Seigneur t’a préférée, et cette terre deviendra « L’Épousée ». Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu.
PSAUME 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac
R/ Racontez à tous les peuples
les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.
Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !
Il gouverne les peuples avec droiture.
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 12, 4-11)
Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier.

Alléluia. Alléluia. 
Dieu nous a appelés par l’Évangile
à entrer en possession de la gloire
de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 2, 1-11)
En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

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