DIMANCHE 6 JANVIER 2019 SOLENNITÉ DE L’ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

Fête de l’Epiphanie : c’est la manifestation de Dieu au monde entier, à tous les hommes de bonne volonté de tous pays, de toutes couleurs, de toutes origines. « Les nations marcheront vers ta lumière… tous se rassemblent et viennent vers toi »(Is. 60). Jésus, cet enfant nouveau-né couché dans une mangeoire… ce tout petit, encore fragile, a le pouvoir de rassembler en un même peuple les nations dispersées… « de toutes les nations, je vous rassemblerai » (Jé. 29, 14) car « toutes les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus » (Eph, 3).
Autour de la crèche, d’ici et de partout il n’y a plus de divisions, mais tous sont appelés à la même espérance face à l’actualité troublée de notre monde. D’où que nous soyons, Il appelle à la réconciliation, non pas en aplanissant nos différences…, mais en venant à la rencontre du « roi des juifs » attendu de toutes les nations, avec nos différences… « les trésors des nations viendront vers toi ».
Les mages sont différents, les trésors apportés par eux sont différents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe… Ils manifestent l’originalité, l’unicité de chaque être humain, de chaque peuple devant Dieu. Et nous, que pouvons-nous apporter comme présents ? Nous sommes auprès de la crèche avec les mages…. nous n’avons pas d’or à offrir sinon l’or de nos vies avec ce qu’elles contiennent de beau, d’amour, de joie, de pardon, de recommencements. Nous n’avons pas d’encens si ce n’est cette bonne odeur de la fraternité dont nous sommes capables si nous savons ouvrir les yeux à ce que l’autre a de beau à partager…Rappelons-nous que «nul n’est trop pauvre pour n’avoir rien à donner »… Savons-nous le reconnaître ? Nous n’avons pas de myrrhe sinon cette capacité de compassion, cette force d’entraide dans les coups durs. Oui, nous en sommes capables.
Ouvrons les yeux, ce tout petit qui est dans la crèche n’a rien d’un roi, il est ce petit qui a besoin de l’amour et de la protection de ses parents, de son entourage, mais il est pourtant celui qui sera le « berger » de son peuple. En ce temps de Noël, réjouissons-nous avec Lui, laissons-nous guider par Lui et entrons dans l’ère nouvelle à quoi il nous invite à participer, là où nous reconnaitrons chacun dans sa propre dignité de Fils de Dieu. Ce sera la plus belle Epiphanie que nous pourrons vivre.
Les Auxiliatrices de la Charité

Lecture du livre du prophète Isaïe(Is 60, 1-6)
Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.
PSAUME (71)
R/ Toutes les nations, Seigneur,
se prosterneront devant Toi.

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Ephésiens (Ep 3, 2-3a.5-6)
Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 1-12)
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

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