DIMANCHE 10 FÉVRIER 2019 5ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

«Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre»
Dans la suite du Christ et dans la réalisation de notre mission de baptisé, notre pire ennemi c’est le découragement. Difficultés et échecs font partie de nos expériences de vie : échec à un concours, échecs dans notre mariage, dans l’éducation des enfants, dans notre vie professionnelle, dans les résolutions que nous prenons et que nous tenons si mal… Personne n’est exempt de ces défaites pénibles et humiliantes.
Il en est de même pour notre Église qui vit des moments de crise, de revers et d’échec. Il y a le scandale des pédophiles, la fermeture et la vente des églises, l’insuffisance des prêtres et le vieillissement de ceux qui restent, l’éloignement des enfants qui ne fréquentent plus les sacrements, les adultes qui «ne pratiquent plus », etc. Souvent, nous sommes découragés devant le peu d’enthousiasme des chrétiens à rendre certains services communautaires essentiels. On a besoin de bénévoles, de catéchistes, de lecteurs et tellement peu de gens répondent à l’appel. Devant ces réalités, nous sommes tentés de démissionner et de baisser les bras. Ce n’est pourtant pas le moment, c’est plutôt le moment de redire à la suite de Simon : « mais sur ton ordre je vais jeter les filets. »
Simon refait exactement ce qu’il a fait toute la nuit sans rien prendre. Mais cette fois, tout a changé car Jésus est à bord. La pêche miraculeuse, ça ne se fait pas tout seul : c’est une mission de toute l’Église dont le Christ est la tête. Il faut que Jésus soit à bord. Il doit être là pour commander la manœuvre, donner des ordres et se faire obéir. Il ne suffit pas d’avoir des plans bien élaborés ni d’utiliser les techniques les plus élaborés de la pastorale. Le plus important c’est de jeter les filets et de le faire « sur sa Parole ». La pêche miraculeuse, c’est lui qui s’en charge. Laissons-le donc prendre place dans notre barque pour faire le travail dans le cœur de ceux qui annoncent et de ceux écoutent.
P. Patrice Martin SAGNA

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 6, 1-2a.3-8)
L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »
PSAUME (137)
R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges.

De tout mon cœur, Seigneur, je Te rends grâce :
Tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je Te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car Tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où Tu répondis à mon appel,
Tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre Te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1Co 15, 3.8-11)
Frères, avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 5, 1-11)
En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

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