DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 6ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

J’irai au bout de mes rêves…

Nous étions 32 à participer au dernières Journées Mondiales de la Jeunesse au Panama avec le groupe diocésain de Saint Denis (dont 4 d’Aubervilliers : Anne-Claire, Mariane, Margot et moi). Nous avons commencé par vivre une magnifique semaine dans le village de Rio de Jesus (5000 habitants, une paroisse). Chaque pèlerin passait cette semaine en étant accueilli dans une famille panaméenne. Beaucoup d’entre nous ne parlait pas beaucoup, voire pas du tout, en espagnol. Autant dire que pour bien communiquer, il fallait un savant dosage d’humilité, de patience, d’originalité et de bonne humeur. Et figurez-vous que cela a merveilleusement fonctionné comme en témoignent les nombreuses larmes au moment de se quitter… Comme l’a très bien résumé le curé de la paroisse locale : « nous parlons des langues différentes mais nous avons un langage commun, celui de l’amour ».

Cette expérience illustre parfaitement les premières paroles que le pape nous a adressées au Panama lors de la cérémonie d’accueil. Il reprenait cette très belle phrase du pape Benoît : « L’amour véritable n’efface pas les différences légitimes, mais les harmonise en une unité supérieure » (Benoît XVI, homélie, 25/01/06). Nous étions effectivement très différents (et pas qu’à cause de notre langue maternelle…) et pourtant nous ressentions et nous vivions une unité bien plus forte que ces différences. Je parle d’une unité qui venait de cet amour partagé lors de chacune de nos rencontres et aussi d’un rêve commun – un grand rêve, un rêve capable d’abriter tout le monde et dont le pape François parle de la manière suivante : « un rêve appelé Jésus (…). Un rêve concret, qui est une personne, qui circule dans nos veines, qui fait frissonner le cœur et le fait danser chaque fois que nous l’écoutons :  » Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres  » (Jn 13, 34-35) ».

C’est ce même rêve qui nous unit dans nos paroisses d’Aubervilliers et de sainte Marthe des 4 chemins. Soyons en fier et suivons-le jusqu’au bout quoi qu’il nous en coûte…
P. Benoît

Lecture du livre du prophète Jérémie (Jr 17,5-8)
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.

PSAUME (1)
R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1Co 15, 12.16-20)
Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 17.20-26)
En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

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