DIMANCHE 17 MARS 2019 2e DIMANCHE DE CARÊME

L’Heure est grave, mais tenez bon.
Chaque année, l’Eglise nous offre un temps de préparation aux fêtes pascales. Durant ce temps, nous sommes invités, dimanche après dimanche, à aller à l’école du Christ afin de mener sur terre une existence agréable. C’est ainsi que dimanche dernier, à travers l’épisode de sa tentation au désert, Jésus nous apprenait à résister aux différentes formes de tentations qui ont toujours été les nôtres. Aujourd’hui, ce passage du psaume 26 (27),« le Seigneur est le rempart de ma vie devant qui, mieux devant quoi tremblerais-je ? », retentit en nos cœurs comme une réponse de tout notre être à l’invitation du Seigneur à nous adresser le dimanche dernier.

Et comme nous saurions trembler devant aucun scandale (pédophilie, abus sexuels et j’en passe…), nous devons à la suite de saint Paul, que nous prenons pour modèle, tendre vers les réalités d’en haut et non nous laisser abuser par nos tendances égotistes qui ne peuvent que faire notre honte. Tendre vers les réalités d’en haut consiste principalement en deux choses : d’abord à tenir bon devant les difficultés, les incompréhensions et les blessures et même les lueurs d’espoir qui peuvent troubler notre quiétude ; ensuite produire des réponses chrétiennes concrètes afin que la gloire de Dieu transparaisse dans chacune de nos paroles et actions.

Saurions-nous vivre de façon cohérente et confiante ce temps de carême perturbé par nos échecs, nos peurs et nos doutes ?

Puisse la grâce de Dieu nous aider à assumer avec joie notre appartenance chrétienne et les défis inhérents à notre existence quotidienne.
P. Iba Claude D.

Lecture du livre de la Genèse (Gn 15, 5-12.17-18)
En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d’Égypte jusqu’au Grand Fleuve, l’Euphrate. »

PSAUME (26)
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (Ph 3,17 – 4,1)
Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 28b-36)
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

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