DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2019 31ième du temps ordinaire

Pourquoi un chrétien doit-il être « écolo » ?

Le pape François nous le demande. Ce n’est pas pour être à la mode. Mais parce que mépriser l’environnement, c’est mépriser les pauvres qui sont les premières victimes de la pollution, c’est mépriser les générations après nous, c’est mépriser la « maison commune » et tous ceux qui y habitent, c’est mépriser Dieu propriétaire de cette maison. 
Beaucoup parmi nous (nous les catholiques du 93) n’ont pas pris conscience de la catastrophe mondiale qui arrive avec le réchauffement climatique et continuent de vivre sans faire plus d’efforts qu’avant.
Certains parmi nous en ont pris conscience mais peuvent se dire « à quoi bon ? c’est trop tard… ». Et d’un point de vue purement humain, ils n’ont sans doute pas tort. Mais la foi chrétienne dépasse ce raisonnement : Simon de Cyrène a aidé notre Seigneur Jésus à porter sa croix sur le chemin du Golgotha… « à quoi bon? » pouvait-on dire, puisqu’il allait de toute façon mourir… l’acte de Simon de Cyrène n’est pas perdu, c’est un acte bienfaisant et miséricordieux qui est comme une pierre de construction dans le monde nouveau et éternel que Dieu nous prépare. Nous croyons en effet que la fin du monde va arriver, et que la Création va vivre elle-aussi son « Golgotha » puis ressusciter, comme Jésus. Jésus viendra inaugurer une Création nouvelle et éternelle qui sera construite avec tous les actes de charité de maintenant. On y retrouvera l’acte de Simon de Cyrène, et tous les petits actes écologiques d’aujourd’hui faits avec amour.
En somme, nous devons être « écolo » pour demeurer dans l’amour. Nous n’irons pas au paradis en restant dans le mépris de la « maison commune », dans le mépris de son propriétaire et de tous ses hôtes.
P.Tanneguy VIELLARD

Lecture du livre de la Sagesse 11, 22 – 12, 2

Seigneur, le monde entier est devant toi comme un rien sur la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Pourtant, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous. Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal et croient en toi, Seigneur.

PSAUME 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14
R/ Mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens 1, 11 – 2, 2
Frères, nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ. Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l’on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n’allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 19, 1-10
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Poster un commentaire